Jouer en mode facile n’est pas un outrage au jeu

gamer cat

La vie l’univers et le reste.

Il y a quelque temps sur Twitter, le site PC Gamer posait la question suivante : « Quelle est l’opinion de jeu vidéo la plus impopulaire que vous êtes prêt à soutenir ? » Le titre de ce billet fut mon exacte réponse. Il est temps de briser quelques tabous et de lever le voile de la honte sur ce sujet.

Jouer en mode facile n est pas un outrage au jeu …

Le jeu vidéo pour tous

Il y a une tendance dans le monde du jeu vidéo à mépriser le mode facile des jeux. Je parle ici plus particulièrement du mode facile dans les jeux de type FPS (jeu de tir à la première personne) ou RPG (jeu de rôles) où les combats prennent une part assez conséquente dans l’aventure et qui peuvent impliquer une part de dextérité, de réflexes et autres « skills physiques ».

Je m’insurge contre cet élitisme pour plusieurs raisons dont je vais vous parler ci-dessous. Elles émergent directement de ma pratique  de ce mode, de ce qu’il m’a apporté et le type de réactions que l’on peut occasionnellement recevoir ou lire quand on aborde le sujet.

Notez que je ne considère pas que TOUT jeu doive OBLIGATOIREMENT bénéficier d’un mode facile. Il est des jeux dont la haute difficulté est un choix artistique totalement assumé par le développeur (Suivez mon doigt -> Dark Souls) et je trouve bien qu’il existe aussi ce genre de jeux. Ils ne sont juste pas pour moi. Cela peut aussi être le résultat d’un choix technique, de coût, de temps mais dans ce cas-là c’est un poil dommage.

Il n’y aurait également pas de sens de parler des jeux qui proposent du PvP (joueur versus joueur). Ce qui définit la difficulté dans ce type de jeu, c’est que l’on va en général vous opposer à des joueurs qui ont le même niveau que vous. L’équivalent des divisions au football si vous voulez. Quand vous débutez à Hearthstone, vous ne vous battez pas contre un type classé Légende.

sherlock game

Le jeu vidéo est  plein de qualités qui gagnent à le rendre plus accessible. Par exemple, le saviez-tu : le jeu vidéo peut être utilisé pour aider des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ; le jeu vidéo peut être utilisé comme support en psychothérapie ; le jeu vidéo peut être utilisé comme support pédagogique. Mais avant toute chose, il est un divertissement passionnant, qui demande un investissement actif du joueur, peut être très chronophage et attirer les joueurs pour des tas de raisons autres que de se faire poutrer 15 fois avant de parvenir à battre le Boss parce que souffrir pour vaincre c’est bien.

Voici donc 3 raisons qui me font dire que le mode facile n’est pas l’oeuvre du démon destinée à dénaturer le jeu vidéo en l’introduisant dans la vie du plus grand nombre.

1/ On n’apprend pas à lire à quelqu’un avec L’Assommoir d’Emile Zola

Avant de maîtriser un sujet, on a tous d’abord été débutant. Dans le jeu vidéo, on appelle ça un « newbie ». L’apprentissage fonctionne bien en proposant un challenge d’une difficulté raisonnable. Si le challenge est trop difficile, l’apprenant se sentira nul ou se dira que ce n’est pas pour lui.  La pratique du jeu vidéo ne fait pas défaut. Cela n’a rien à voir avec le fait d’être doué ou avoir un talent pour. On a tous dû apprendre à marcher, lire, conduire (ou pas). Tout le monde n’est pas égal devant l’apprentissage : certains ont besoin de plus de temps, d’être dans un environnement moins compétitif, d’être rassuré par des réussites plus que motivé par les échecs. Et de fait il n’y a aucune honte à déclencher le mode facile d’un jeu vidéo si un trop grand challenge menace de nous le faire rage-quit alors même que l’univers, l’histoire que sais-je d’autre nous plait beaucoup.

Quand j’ai commencé à jouer à Mass Effect, j’ai fait comme à mon habitude : j’ai laissé le jeu en mode normal. Devant ma difficulté à gérer les personnages, à utiliser le mode pause (qui était d’une ergonomie affligeante), je suis passée en mode facile. J’y suis restée les 2 premiers épisodes de la série.  En jouant au 3ème, je me suis surprise moi-même à trouver le mode normal agréable à jouer. Je me suis accrochée pour passer au travers des combats qui me donnaient beaucoup de fil à retordre (impliquant en général des Furies, ces saletés qui se téléportent  pour t’attaquer par surprise) et j’ai terminé le jeu en mode normal. Parce qu’il me proposait un challenge acceptable pour mes compétences vidéo-ludiques.

jumanji

2/ On ne dit pas à un dyslexique que l’orthographe « c’est pourtant pas si compliqué »

Tout le monde n’est pas égal devant le jeu vidéo. Entre trouble léger de l’apprentissage, vieillissement et handicap, il y a toute une panoplie de personnes qui ne sont simplement pas capables d’atteindre les standards de la « norme », que ce soit de façon transitoire ou définitive. Heureusement les mentalités sont en train de changer et la question de l’accessibilité des jeux vidéos à de populations vivant avec un handicap se pose de plus en plus souvent.

De mon côté, je me suis longtemps demandée pourquoi j’étais si nulle aux jeux de plateforme. Je sais pas trop ce que j’ai, mais il est clair qu’il y a un déficit léger quelque part : il n’y a rien à faire, je n’arrive pas à apprendre à faire une action pile au bon moment, à enchaîner les séquences d’actions plus ou moins complexes à une vitesse qui me semble totalement surnaturelle et que j’hallucine quand je vois les autres faire. Même problème avec les FPS, où les actions-réactions sont extrêmement importantes, avec un grand nombre de touches à gérer. Je n’ai jamais tenu plus de 2 heures de jeu dans un FPS, même en mode facile.

Sauf… Far Cry Primal auquel je suis en train de jouer avec succès. Allez savoir si c’est parce que les développeurs ont enfin compris ce qu’était un mode facile, ou si à force d’essayer j’appréhende un peu mieux les mécaniques. Ne nous leurrons pas : je suis archi nulle, je panique pour un rien, dès qu’il y a plus de trois méchants je ne sais plus où donner de la tête. Je dois bien souvent la vie à mon gros matou à dents longues qui se sacrifie régulièrement pour moi. Mais un mode facile bien calibré, ça change tout au niveau des sensations de jeu et quel bonheur de parcourir la Terre au temps des hommes des cavernes dans un environnement aussi hostile que magnifique.

Far Cry® Primal

 

3/ On a le droit d’avoir d’autres raisons de jouer à des jeux vidéos que de relever un challenge

Chez les personnes qui conspuent le mode facile, il y a une certaine tendance à prôner la pensée unique : la leur. Un jeu en mode facile est dénaturé, ce n’est pas une « vraie » expérience de jeu.

Ce type de pensée est parfois prônée par les game designers. Il y a 6 ans un directeur créatif d’Ubisoft pensait que les jeux étaient « ruinés par le mode facile ». Merci Alex Hutchinson, j’ai pas dépassé la première heure de jeu dans Assassin’s Creed 3 🙂 Un jeu vidéo dépend avant tout de la cible à laquelle il s’adresse. Quand on fait du jeu destiné à un large public, on ne peut pas espérer qu’un newbie rencontre une expérience de jeu aussi épanouissante qu’un gros gamer si on ne lui propose pas un mode de jeu adapté. Heureusement, depuis ils sont revenus sur ces principes.

Je trouve délicat d’émettre des propos aussi péremptoires car on en vient à décider de manière définitive qui a le droit de jouer ou pas. Outre le fait que cela puisse être problématique pour tout un tas de gens, ça l’est également pour celleux qui sont drivés par exemple par une histoire prenante ou par la découverte d’un monde nouveau mais sont moyen chauds pour aborder les combats.  Heureusement que tous les développeurs de jeu ne pensent pas de la même façon, ça fait longtemps que j’aurais laissé le jeu vidéo se complaire dans son élitisme primaire sans moi.

friends partie d'échecs phoebe joey

Bref, tout cela pour dire que si vous souhaitez jouer à un jeu en mode facile car c’est l’histoire ou l’exploration qui vous passionnent, faites-le. C’est un procédé que j’ai utilisé dans Dragon Age ou The Witcher par exemple et j’ai super kiffé ce que j’ai vécu, j’ai trouvé l’expérience super intense et personne n’est en droit de me dire que ce que j’ai vécu c’est de la merde. Si les concepteurs mettent un mode facile dans un jeu, ça veut dire qu’ils l’ont testé et équilibré pour qu’il soit une expérience satisfaisante pour la cible appropriée. Si vous n’êtes pas la cible appropriée, jouez en mode normal ou expert et foutez la paix aux autres : ils ne vous empêchent pas de jouer.

Vous l’aurez compris le mode facile des jeux vidéo et moi, on est grands copains. Je n’ai aucune honte à le dire et encore moins à l’activer en cas de besoin. C’est ma façon à moi de vivre mes expériences vidéo-ludiques. Je sais que beaucoup de personnes sont dans le même cas, que ce soit pour les mêmes raisons ou pour d’autres. Je n’ai qu’une seule chose à vous dire : faites ce que vous voulez 🙂

Et vous ? Quand activez-vous le mode facile d’un jeu vidéo ? Pour quel jeu ?

 

26 commentaires sur « Jouer en mode facile n’est pas un outrage au jeu »

  1. Bien dit 🙂
    Si c’était un sacrilège on les mettrait pas dans les jeux…
    Je joue toujours en normal et je passe en difficile sur les jeux que je connais bien, mais les difficultés ridicules comme les souls c’est pas pour moi.

    Ton expérience fps me rappelle ma compagne qui avait l’habitude des RPG tour par tour donc quand on lui a foutu un FPS temps réel c’était la panique, des que les ennemis arrivaient ça allait trop vite et elle commencait a tirer en l’air. Enfin maintenant elle s’y est faite a son rythme et elle adore bioshock.

    Par contre en plate forme elle me met toujours la pâté

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    1. Saine façon de faire.
      Oui c’est vraiment tout à fait ça. Heureusement dans Far Cry Primal y a moyen de tout faire en mode furtif ou en envoyant ses bestioles faire le sale boulot. Je limite ainsi les crises de panique à quand je me fais repérer (ce qui arrive quand même assez régulièrement).
      Bioshock me tente grave, j’espère qu’ils ont un mode facile.

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  2. Parfaitement d’accord, et l’argumentation est limpide. On retrouve l’élitisme d’une frange des minorités culturelles qui ne se rendent pas compte qu’il y a une « masse » qui ne pense pas comme eux. Je suis sûr qu’on pourrait trouver un parallèle avec la SF…
    Je ne suis malgré tout pas completement en accord avec ton premier point. L’apprentissage d’un jeu n’est pas nécessairement lié à sa difficulté. À mon sens, un jeu peut être difficile et pourtant accessible à beaucoup de monde : il suffit qu’il y ait une progression constante de la difficulté, qui permette un apprentissage et une acquisition de compétences dans la première partie. Le mode facile ne doit pas être un moyen pour les développeurs de ne pas réfléchir à la courbe de progression…

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    1. Très clairement on peut faire un parallèle avec la SF, mais les choses sont peu à peu en train de bouger de ce côté-là aussi (l’élitisme ne favorise pas les ventes).
      Ha mais en fait je suis tout à fait d’accord avec toi sur la courbe d’apprentissage et le rôle qu’a le game design dans celle-ci : c’est super important et j’aurais dû en toucher un mot. Mea culpa. Il s’agit plus là d’une aide complémentaire quand on n’a pas le même rythme que la norme ou qu’on est particulièrement nouveau dans le jeu vidéo ou pour palier à un défaut du jeu. Je t’assure découvrir les FPS à 35 ans c’est pas chose aisée XD De façon générale les connaissances sur les courbes d’apprentissage et la nécessité de tutoriels (qu’ils soient plus ou moins implicites ou non) s’améliorent d’année en année dans le jeu vidéo.

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  3. En général, j’ai la même tactique que toi, je teste le jeu en mode normal et si je vois que je suis un peu dépassée, je passe en mode facile le temps de me faire à la mécanique et d’apprendre à jouer. Et quand je progresse bien, j’augmente la difficulté, sinon, eh bien c’est pas grave, tant que je m’amuse, je reste en mode facile. Je ne joue personnellement pas pour faire un concours avec quiconque, d’ailleurs, ça fait des années que je ne joue plus en multijoueur justement pour ça : j’aime bien être tranquille et vivre ma vie xD
    Et si ça ne fait pas de moi un membre de la grande famille des gamers, pfiouuu ça me passe à des kilomètres au-dessus.

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    1. Hey, c’est cool de te voir par ici !

      J’ai horreur du multijoueur pour les mêmes raisons que toi. J’aime bien faire ma popote dans mon coin et puis partager mon expérience de jeu avec d’autres. La famille des gamers est en train de se rendre compte qu’elle est hétéroclite, comme toutes les familles au final et c’est cool. Y aura toujours des cons mais je crois que les gens sensés et raisonnables sont plus nombreux ^^

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  4. Entièrement d’accord. Je joue souvent à ce type de jeu (quoi qu’en vieillissant je me porte beaucoup vers les jeux de gestion comme Jurassik Evolution ou Football Manager) mais lorsque je joue à The Witcher 3 par exemple, j’étais obligé de démarrer en facile (le niveau intermédiaire était un peu trop hardcore pour débuter je trouve). Le niveau facile permet une véritable immersion dans le jeu et le faire à la cool sans prise de tête et c’est ça qui est bon. Une fois le jeu fini, tu peux monter de niveau pour voir ce que tu vaux, ce que j’ai fait dans Dante’s Inferno, redémarrer une nouvelle partie en moyen puis en difficile avec déjà tes acquisitions de pouvoir en début de partie et c’était chouette. Après, j’avais un ami qui était dans le top 5 en Belgique en Xbox en terme de points de jeu (il les finissait tous au plus haut niveau et ce en quelques jours max), je n’y voyais pas le plaisir et dès qu’il était mis en combat contre d’autres « vrais » joueurs il en touchait pas une donc cela ne voulait rien dire. Mais l’émergence des Esport va accentuer cette impression d’élitisme dans le jeu vidéo et je ne sais pas sur quoi tout cela va déboucher.

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    1. Oui c’est tout à fait ça 🙂

      En fait, j’ai plus l’impression que le jeu vidéo est clivé entre le multiplayer et le solo. Presque l’impression que ça ne concerne pas les mêmes personnes. Et dans le jeu solo la tendance est quand même à plus d’accessibilité. Les jeux narratifs ont peu de chance de finir dans l’escarcelle de l’e-sport, donc on peut gentiment continuer à jouer comme on veut, en le criant haut et fort ou pas.

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      1. Si je peux me permettre, attention à ne pas faire de « l’élitisme » à l’envers. Ce n’est pas parce que certains aiment la compétition et les classements que leur façon de jouer est mauvaise ou moins bonne. Ni même qu’elle est élitiste d’ailleurs. Est-ce qu’on dit des compétitions de sport qu’elles sont élitistes ? Ce n’est pas parce qu’il y a une coupe du monde de football surmédiatisée qu’il n’y a plus des personnes « lambdas » qui tapent dans un ballon ou qui vont faire un footing. Ce sont juste deux façons différentes de vivre une même passion.

        Pareil pour les jeux vidéo. Il n’y a pas de clivage pour moi, il y a juste deux (et plus) types de joueurs différents, souvent sur des jeux différents. Dire le jeu vidéo, ça a autant de sens que de dire la science-fiction. Ce n’est pas uni, c’est multiple, avec des passerelles possibles. Et plus ça se développera, plus les publics touchés seront variés et plus les types de jeux seront variés. Et c’est tant mieux. ^^

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      2. Euh alors, hou là là de l’élitisme dans l’autre sens pas du tout. Je ne vois pas du tout où il a été dit que c’était mal d’aimer la compétition et les classements.
        Après des clivages dans le jeu vidéo et la SF il y en a, très clairement. Ça ne veut pas dire que je les cautionne pour autant xd
        Si tu veux parler au pluriel libre à toi mais dans mon appellation au singulier je n’ai jamais pensé que le jeu vidéo ou la science-fiction (dont j’utilise aussi bien le premier pour parler de Candy Crush que de Far Cry et le second pour parler de La route ou d’Omale) comme étant des entités uniques et prônant une unique bonne façon de faire. Ça n’a pas de sens.
        Je suis pour que chacun fasse ce qu’il veule dans la vie, tant que ça n’empiète pas sur la liberté de l’autre. Mais du coup personne ne me forcera à m’intéresser à l’e-sport. Mais je n’ai absolument rien contre et vois plutôt même son existence d’un œil positif. C’est juste que ça ne m’intéresse pas du tout.

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      3. Oups. J’ai un peu trop extrapolé à partir de la fin du message de John Evasion, mais en relisant c’est moins clair, pardon.
        Note qu’il n’y avait aucune accusation directe dans mon message, j’ai juste digressé quelque peu sur le sujet, sur des sentiments qui se développent quelque peu à mon sens chez certains joueurs. En tout cas, le sujet va malheureusement être de plus en plus d’actualité et ça ne va pas être toujours beau à voir/lire quand les médias traditionnels vont s’emparer du sujet. ^^’
        Vive tout le monde ! =D

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      4. Hum après relecture je me suis un peu emballée aussi. J’avais du mal à saisir où tu voulais en venir, je suis passée en mode défensif.
        L’avenir nous dira ce que tout ceci deviendra mais le secteur est très clairement tiraillé dans pas mal de directions : plus d’accessibilité (je suis encore tombée sur un article récemment qui parle d’une manette spéciale créée par x-box pour un handicap, un célèbre Youtuber qui cause de game design a sorti une vidéo sur comment rendre le jeu vidéo plus accessible au sourds et annonce ça comme étant la première d’une série…) mais aussi plus de multiplayer (cf annonce de Fallout 76, dont les fans de rpg solo doivent être bien dégoûtés) (et je le serais si j’avais eu le temps de me plonger dans cette saga), sans parler de l’esport en pleine explosion. C’est assez fou en fait, du coup c’est difficile de savoir à quoi ressemblera le jeu vidéo de demain. Le plus varié possible, je l’espère aussi 🙂

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  5. Les « Souls » ne sont pas des jeux si difficile, ils impliquent juste de mourir souvent ( et dans cette série ce n’est pas pénalisant, les joueurs se suicidant en série pour se déplacer plus vite dans les niveaux où ils farment).
    Quand l’histoire dévoilée par le jeu m’intéresse plus que le gameplay, je n’hésite pas à réduire la difficulté (Bioshock par exemple), je fais de même avec les jeux sur lesquels je bloque trop (Darkest Dungeon).

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    1. C’est quoi pour toi un jeu difficile ?

      Parce que pour ma part, ce que tu décris c’est exactement ma définition d’un jeu difficile. Je ne demande pas à tout le monde d’avoir la même loin s’en faut mais vu le paquet de let’s play que j’ai vus de ce jeu (oui j’ai une certaine affection pour le design des boss des Souls, du coup j’ai regardé un type se faire tuer à la chaîne juste pour les voir en action), je ne suis pas prête de changer d’opinion 😀

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      1. J’ai juste dit « si difficile » (tout est dans le si), il me semble que les FPS en général sont plus punitifs sans parler des Rogue like indé.
        La difficulté des Souls tient du marketing et de l’attitude de la communauté.

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      2. On cause pas de la même chose je pense. Je n’essaie pas de savoir qui est plus difficile que qui, j’ai juste cité les Souls parce qu’ils sont issus d’un choix assumé de difficulté. Qui est celui des rogue-like aussi certes, mais je n’y connais rien en rogue-like.

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  6. Hello
    De mon côté je joue en normal pour commencer et si j’en ai vraiment envie, je refais le jeu en augmentant la difficulté.

    Après sur des mmo, j’ai été dans des guildes avec certaines exigences de niveaux en raid. Ça ne me dérangeait pas plus que ça tant que la bonne ambiance régnait dans le groupe. Et j’aimais bien le challenge et la compet entre healeurs.

    Par contre, mon ex m’avait entraîné en pvp duo arène avec lui et il me mettait une pression de malade pour être toujours au top. Je détestais ça. Il avait justement cet esprit très elitistjerk qui finissait par être hyper pénible…

    La plupart du temps maintenant je joue seule et quand ça se complique, je m’acharne jusqu’à réussir. Je n’ai pas du tout le réflexe de baisser le niveau par exemple.

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    1. J’aurais jamais dû te parler du mode défi d’Epistory, tu vas jamais en sortir XD
      Merci de partager tes expériences en multi en tout cas et bravo pour ton acharnement !

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      1. Ahah, c’est vrai. Je n’arrive pas à en décrocher. Et je progresse pas mal mais quand je vois les tops, je me dis que ce sont des machines! (ou des bots ^^ )

        C’est plaisant d’échanger aussi sur les expériences entre gamers 🙂

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  7. Je ne joue pas donc j’ai tendance à penser que ce billet ne me concerne pas, mais en fait si, car si je ne joue pas c’est parce que je n’ai rien compris les deux fois où j’ai vaguement tenté un jeu. Bon, en réalité, il aurait fallu plus qu’un mode facile ou ultra-facile, il aurait déjà fallu que quelqu’un m’explique et que je joue plus de dix minutes, mais bon tu vois. ^^
    Ensuite, tu sais, cette manière de regarder de haut la masse, c’est caractéristique de l’humanité; et je ne pense pas que les gens qui critiquent les modes facile (ou voient ça comme la mort du jeu vidéo) ne sachent pas qu’il y a une masse qui n’est pas aussi experte qu’eux, mais bien au contraire qu’ils le savent et adorent ça, car ça leur permet de se considérer comme plus intelligents et plus doués! C’est comme les amateurs de Mac qui ricanent chaque fois qu’ils entendent parler de Windows, ou les cavaliers de concours qui ne répondent pas quand tu dis bonjour parce que tu n’es pas dans leur équipe et que tu n’as pas ton cheval, etc. etc. Et j’ai un peu honte car j’ai imité des ricanements sur certains trucs, genre quand j’ai commencé à écouter du rock je faisais bien sentir à mes amies qui écoutaient de la variété que la variété c’est de la merde, et que j’écoutais de la vraie musique, MOI! Bref je m’éloigne. C’est bien que tu en parles, c’est super intéressant de lire ça, même pour quelqu’un qui ne joue pas.

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    1. Tout à fait on peut faire l’analogie avec de nombreux milieux. On prenait l’exemple de la SF plus haut, ça marche aussi. Que celui qui n’a jamais ricané lapide tous les autres :p C’est humain que trop humain. J’essaie de lutter contre car j’en ai trop souvent fait les frais.

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  8. Globalement d’accord, la difficulté ces dernières années a été érigée en point positif et déterminant pour beaucoup parmi d’autres points pas forcément plus intéressants (durée de vie ou « open world »). Si jeu est trop simple, il n’offre pas de challenge alors il n’a aucun intérêt pour certain(e)s (cf la polémique autour de The Order 1886 il y a quelques années, qui honteusement cumulait facilité et durée de vie réduite !)
    La difficulté offre évidemment une perspective intéressante en matière de game design, c’est le cas des Dark Souls où tout le jeu est fabriqué pour servir cette difficulté. Ou Dead Cells plus récemment. Mais une difficulté artificielle à base d’ennemis invincibles et aux réflexes incroyables (comme les plus hautes difficultés des FPS) n’a pas vraiment d’intérêt, si ce n’est de torturer la personne derrière la manette et l’inciter à des mouvements et un comportement moins naturel pour exploiter les failles laissées volontairement ou non par l’IA.

    Le mode facile n’a rien d’honteux, et au-delà de la difficulté même du jeu peut largement servir une certaine frange de joueurs et joueuses. Par exemple Persona 5 est un jeu extrêmement long, dans sa difficulté normale demanderait des heures et des heures de « farm » pour monter en niveau et espérer battre les boss. Alors comme je n’ai pas nécessairement 100h de ma vie à offrir à un seul jeu, j’y ai joué en mode facile pour pouvoir pleinement profiter de l’histoire sans aller me casser les dents sur des sessions répétitives jusqu’à avoir le bon niveau.

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    1. Mais les joueurs qui jouent dans les difficultés « cauchemar » des FPS le font sans plaisir de jeu alors ? Il me semblait que ce type de difficulté était pour le joueur un peu blasé avec des réflexes supraluminiques. sinon j’avoue je vois pas trop l’intérêt de jouer pour se torturer.
      Le manque de temps est aussi une très bonne raison pour jouer en mode facile et une des miennes aussi : il y a tellement de jeux ! Fini le temps où on jouait au même jeu pendant 6 mois.

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      1. Alors là, bonne question. Un ami à moi se vante souvent de ses exploits en terminant les FPS dans la plus haute difficulté, mais à en juger par ses réactions en cours de jeu, j’ai un doute sur le plaisir qu’il y prend haha. A la limite, si je dois m’investir et améliorer mes réflexes sur un tel jeu, je préfère le faire dans un mode multijoueur : il y aura en face de mois des humains avec leurs propres limite. Un Call of Duty dans sa plus haute difficulté propose des ennemis aux réflexes parfois surhumains.

        Ah oui, beaucoup de jeux de nos jours. C’est le souci à gagner son propre argent, au moins à l’époque où je dépendais de mes parents, je n’avais pas le choix que de me satisfaire du même jeu pendant des mois haha.

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