Germinal | Au Nord c’était les corons

Germinal Emile Zola

Impressions.

J’ai plongé dans le gouffre noir de la mine, parcouru les galeries souterraines et poussé des berlines pleines de charbon. J’ai participé à la grève en battant la campagne à la recherche d’une machine à casser ou d’un bourgeois à étriper. J’ai assisté à une émasculation, à la mort d’un cheval des mines, mais aussi à une bataille dont le gagnant était couru d’avance. J’ai crevé de colère et de faim. Aujourd’hui on prend la cage pour descendre au fond du trou et y tailler la veine avec les mineurs du Voreux
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La joie de vivre | L’angoisse de mourir

la joie de vivre émile zola
Impressions.

Je me suis promenée en bord de mer et ai regardé la mer claquer sur la digue de Lazare. J’ai souffert de la goutte avec l’oncle Chanteau et j’ai grommelé de ses cris de douleurs avec la bonne, Véronique. J’ai assisté Pauline lorsqu’elle faisait l’aumône aux pauvres du village et Lazare dans ses délires musicaux, botaniques ou architecturaux. J’ai assisté à deux agonies, dont celle d’un chien, et à un accouchement terrifiant. Nous allons donc parler de la mort, de la mort et de la…mer. Retrouvons La joie de vivre ensemble…

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Au bonheur des dames | Le marketing pour les nuls

au bonheur des dames zola

Impressions.

Je me suis promenée Au bonheur des dames, au milieu des tissus, des draps et des manteaux. J’ai touché les dentelles et les soies, les gants et les parapluies . J’ai espionné Mme de Boves en train de voler des articles, observé Octave Mouret faire le tour du propriétaire comme un roi de son domaine et colporté les cancans des vendeuses. Mais j’ai aussi regardé par la fenêtre le Vieil Elboeuf et la boutique du père Bourras se mourir d’une mort lente qu’on appelle la société de consommation. Au bonheur des dames, j’y étais et je vous dis tout.

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Pot-Bouille | Une maison bien (ou pas)

pot bouille zola
Impressions.

J’ai participé aux « mardis » des Josserand, j’ai gossipé dans l’escalier de service avec Trublot et Octave Mouret, et par les fenêtres de la cour avec les servantes. J’ai assisté à un suicide raté (comique) et un accouchement solitaire (tragique). Pendant 500 pages, j’ai vécu la double vie des bourgeois bien pensants de Paris et qu’est-ce que c’était drôle. Et tragique. Mais drôle. Mais…

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Nana | Au jeu des rôles, il faut vaincre ou périr

Nana Emile Zola

Impressions.

J’ai dîné dans le salon de Nana, lorgné dans les loges et assisté à des spectacles de mauvaise qualité au théâtre des Variétés. J’ai mangé dans le restaurant de Madame Laure et fait mon marché en peignoir en compagnie des prostituées. Mais j’ai aussi parié sur des courses de chevaux, vu les écuries de Vandeuvres flamber joyeusement et cueilli des fraises à la campagne. Venez je vous dis tout sur cet opus zolien explosif

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Une page d’amour | Paris, vue de la banlieue

Une page d'amour Émile Zola

Impressions.

J’ai observé les toits de Paris sous l’orage avec Jeanne ou au coucher du soleil avec Hélène. J’ai fait de la balançoire dans le jardin des Deberle et assisté à un bal costumé d’enfants. J’ai observé les amourettes naïves de Rosalie et Zéphyrin et celles, plus subversives, d’Hélène et Henri. J’ai assisté la petite Jeanne alitée et prêté une oreille attentive  aux bons conseils de l’abbé Jouve. Je vous partage mon engouement modéré pour ce huitième tome de la saga des Rougon-Macquart. Lire la suite de « Une page d’amour | Paris, vue de la banlieue »

L’assommoir | La simple vie de Gervaise Macquart

L'Assommoir émile zola
Impressions.

J’ai assisté à une bataille rangée à coups de battoir à linge au lavoir de la rue Neuve de la Goutte d’Or. Je me suis enfilé des shots d’eau-de-vie à l’Assommoir du père Colombe. Je me suis perdue dans le Louvre. J’ai participé au travail des repasseuses dans la boutique de Gervaise et chipé des bonbons dans les bocaux de celle de Virginie. Suivez-moi pour une plongée obscure dans le milieu ouvrier parisien du 19ème siècle…

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