La planète Mars (Belin) |Le sense of wonder de la vulgarisation scientifique

Impressions n°28

Ce bouquin trainait dans ma pàl depuis 3 ans. A tort. Comme quoi la pàl peut être une malédiction. Des images superbes, un texte clair sans être simpliste, juste ce qu’il faut de vulgarisation pour presque tout comprendre quand on était toujours assis au fond de la classe au cours de physique, et une histoire exaltante.

Mars dans tous ses états

Les livres scientifiques ne sont pas sensés raconter des histoires. En général, ils ont même plutôt la réputation d’être lourdingues, un peu chiants, voire incompréhensibles. Pas celui-là. L’aventure Mars racontée par trois scientifiques passionnés se dévore littéralement. Et on découvre plein de choses.

Les 5 chapitres vont nous faire parcourir l’histoire martienne, depuis sa création (mise en parallèle avec celle de la Terre) à la phase d’ exploration en passant par l’étude de son climat et de l’activité volcanique.

Où l’on apprendra entres autres que des rivières ont coulé sur Mars. Que les pôles martiens sont davantage composés de neige carbonique que de glace. Que le Mont Olympus est le plus grand volcan du système solaire avec plus de 20 km de hauteur (autant dire que le Mont Everest, à côté, a des allures de collines). Qu’il y a des saisons sur Mars. Que jusqu’en 1896, la communauté scientifique a cru qu’il y avait des océans sur Mars. Que les Russes n’ont pas eu beaucoup de chance dans leurs explorations martiennes.

Sense of wonder

La rigueur scientifique des auteurs est à souligner. Ils nous invitent à la prudence en nous expliquant que les théories sur Mars sont amenées à être remises en question. La nouvelle édition du livre les ont par exemple amenés à réviser complètement certains chapitres.

Je voudrais conclure avec le texte d’introduction de la dernière partie de l’ouvrage, celle qui parle de l’exploration, celle qui fera frissonner les lecteurs de SF :

Nous arrivons à la fin de notre récit. Aujourd’hui, Mars reçoit régulièrement la visite de petit engins venus de la planète voisine, la Terre. Ce sont des chefs-d’œuvre d’ingéniosité et de savoir-faire. Pourtant, beaucoup s’écrasent, brûlent ou se perdent dans l’espace avant d’accomplir leur mission. Quelques uns triomphent malgré tout, et c’est grâce à eux que nous connaissons l’histoire de la planète rouge contée dans ce livre. D’autres missions martiennes suivront et ré-écriront cette histoire, en attendant que les hommes trouvent les ressources pour entreprendre eux-mêmes le périlleux voyage.

L’image qui accompagne le texte est un dessin représentant un astronaute qui découvre la sonde Viking 2 posée sur Mars depuis 1976. Hautement symbolique. Ce texte et cette image montrent à quel point la recherche sur Mars est enthousiasmante et que l’attente des scientifiques est de pouvoir y poser les pieds, pour de vrai.

J’espère vraiment être encore de ce monde pour assister à cet événement et ressentir ce que mes parents ont dû ressentir lorsque l’homme a marché sur la lune. En attendant… il y a toujours la science-fiction.

Informations éditoriales

Sous-titré Histoire d’un autre monde. Publié en 2006 (nouvelle édition) chez Belin. La première édition a reçu le grand prix du livre scientifique d’Orsay en 2004. 160 pages

Pour aller plus loin

9 réflexions sur “La planète Mars (Belin) |Le sense of wonder de la vulgarisation scientifique

  1. C'est le genre de vulgarisation scientifique que personnellement j'adore. Etre encore de ce monde et pouvoir assister un jour de mes propres yeux à l'arrivée de l'homme sur Mars reste l'un de mes voeux les plus chern moi qui suis né quatre jours après que Neil Armstrong est posé le pied sur la Lune.

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  2. J'aimerai moi aussi voir un jour l'homme sur mars. 🙂
    pour comparer (alors que ce n'est pas comparable) La conquête spatiale pour les nuls va moins dans le détail parce que la sujet est traité de manière large : en incluant l'histoire de l'astronomie, la conquête progressive de l'air (ballon, avion) et en remontant loin dans l'histoire de l'homme (la préhistoire y passe) l'auteur doit garder de la hauteur (on ne trouvera pas les équations de Von Braun par ex)

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  3. J'ai eu la chance (?) de vivre en direct les premiers pas de l'homme sur la lune. Qu'est-ce que je donnerais pour assister au même évènement sur Mars. Je me demande si la différence essentielle entre SF et fantasy n'est pas que, justement, un jour, nos plus beaux rêves (ou nos pires cauchemars) voient le jour.

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  4. @ El Jc : wouha, tu l'as manqué de peu.

    @Lhisbei : c'est un point de vue intéressant également, d'autant plus si on n'y connait pas grand chose (et c'est bien mon cas), faudra que je jette un oeil à ce livre. Je n'ai jamais lu la collection « …pour les nuls et j'avoue être un poil méfiante. Puis la couleur de la couv' est pas belle :'(

    @arutha : ça a du être un grand moment. J'en ai parlé à mon père entre temps et il m'a dit que c'était vraiment un truc énorme et très émouvant.

    @pom' : je connais ce livre, beaucoup entendu parler, faudrait juste que je me décide à l'acheter.

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  5. Ping : Mars Horizon | Je suis à la maison – Le dragon galactique

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