Jurassic Park |Le livre

Impressions.

Enfin je me suis attaquée à la lecture du roman dont est tiré l’un de mes films cultes. Ma chronique va du coup être assez orientée « comparaison entre les deux ». Je ne vous fait pas de résumé, vous connaissez l’histoire.

Dès le prologue et les premiers chapitres, on se rend compte que certaines idées du livre ont été exploitées dans Jurassic Park II et III. Le coup de la petite fille qui se fait attaquer par des petits dinosaures carnivores sur la plage est dans le deuxième film. Les dinos volants (les ptérosaures, me dira Alys) sont quant à eux exploités dans le troisième.

Dans le bouquin l’idée des dinosaures qui ont trouvé le moyen de se reproduire tous seuls comme des grands (merci l’ADN de grenouille) est davantage exploitée que dans le premier film, où l’idée sert plutôt à nous faire un petit clin d’œil « rendez-vous dans quelques temps pour le 2 » qu’à nous faire flipper.

 

Oups … Il y a un petit peu plus de dinosaures que prévu …

Le roman est très prenant. L’intrigue met un peu de temps à se mettre en place, mais ce n’est pas du tout ennuyeux car on découvre le parc, le labo, les dinosaures … C’est très prenant et quand tout part en cacahuète, ça le devient encore plus. On a droit aussi à des schémas, des tableaux et tout, c’est chouette, ça rend le récit très vivant et donne une impression de réalisme. Il y a même des lignes de codes informatiques. Je me demande si elles tiennent la route.

Je ne sais pas si vous avez déjà vu des déjections d’éléphant, mais c’est imposant. On dirait des ballons de football. Imaginer maintenant ce que peuvent être des déjections de brontosaure, un animal dix fois plus gros, et la masse que représentent ceux d’un troupeau de ces animaux. Or, les plus gros de ces herbivores qui ne digèrent pas très bien leur nourriture ont des déjections très abondantes. De plus, il semble qu’aux cours des soixante millions d’années qui se sont écoulées depuis la disparition des dinosaures les bactéries qui se chargeaient de désagréger leurs excréments ont, elles aussi, disparu. Quoi qu’il en soit, les déjections des sauropodes ne se décomposent pas facilement.

Le film est assez fidèle au livre, dans la mesure où un film peut être fidèle à un livre bien sûr.  On y retrouve pas mal de scènes, et même des répliques :

Vous êtes-vous réellement assurés que tous vos animaux sont des femelles ? poursuivit Malcolm. Avez-vous envoyé quelqu’un soulever -si j’ose dire- la jupe des dinosaures pour vérifier ?

Il y a cependant une différence majeure entre les deux. C’est le ton. Là où le film est plutôt rigolo, le livre est bien plus catastrophiste. Il y a un peu d’humour certes, surtout dans les délires de Ian Malcolm (qui va  bien plus loin dans sa théorie que dans le film, il en devient même  énervant) mais ce n’est vraiment pas le propos du livre.

Toute découverte est un viol du monde naturel. Ce sont les scientifiques qui le veulent. Ils tiennent à laisser leurs instruments, à laisser leur empreinte. Ils ne peuvent se contenter de regarder, d’évaluer. Ils sont incapables de s’intégrer à l’ordre naturel des choses. Il leur faut provoquer quelque chose de non naturel. Tel est le rôle que jouent les scientifiques …

Le but est plutôt de nous démontrer par a+b que mettre des découvertes scientifiques poussées entre les mains de multinationales pleine de fric est une véritable catastrophe. Ainsi, si dans le film, le personnage de Hammond est plutôt sympathique (oui d’accord il est complètement naïf et idiot mais on sent que ce qui l’anime, c’est la passion et l’envie de faire rêver),  dans le livre, ce n’est qu’un milliardaire qui cherche à faire encore plus de fric.

Le problème avec ces foutus dinos, dit Muldoon, c’est qu’ils n’ont pas de système nerveux central. Ils ne meurent pas vite, même quand ils sont touchés au cerveau. Ils ont une solide charpente et, avec l’épaisseur de leurs côtes, un coup au cœur est risqué. De plus, il n’est pas facile de les atteindre dans l’arrière-train ou aux jambes. Ils saignent longtemps et meurent lentement.

 De là, je vous laisse imaginer qu’il y a bien plus de morts et que la fin est bien moins sympathique que celle du film de Spielberg.
 
Le livre possède aussi sa suite : Le monde perdu.  Et j’ai bien envie de m’y attaquer prochainement. D’autant plus que la fin de Jurassic Park est très ouverte. On a diablement envie de savoir ce qui va se passer ensuite.

Informations éditoriales

Publié pour la première fois en 1990. 1992 pour la traduction française chez Robert Laffont. Traduit de l’américain par Patrick Berthon. Titre original : Jurassic Park. Illustration de couverture par Chip Kidd. 509 pages.

Pour aller plus loin

D’autres avis : Endea,

17 commentaires sur « Jurassic Park |Le livre »

  1. Le Parc Jurassique est une réécriture totale du scénario de « Westworld », un très bon film de Michael Crichton. Dans la suite, Le Monde Perdu, tu trouveras une ambiance post-apocalyptique assez prenante, qui renforce encore plus cette suite littéraire.

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  2. Le roman est effectivement bien plus dramatique que le film, bien que le film m'avait fait sursauter aussi une paire de fois, cela dit il n'instillait pas cette angoisse que j'ai pu ressentir à la lecture du roman.
    J'ai bien envie de découvrir aussi la suite.
    Merci pour le lien ^^

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  3. « Le coup de la petite fille qui se fait attaquée par des petits dinosaures carnivores sur la plage, est le deuxième film. »
    Mon passage préféré. :p)

    « Ian Malcolm (qui va bien plus loin dans sa théorie que dans le film, il en devient même énervant) »
    Oui mais il a raison avec sa théorie.

    Ma réplique culte : « Vous avez des dinosaures dans votre parc à dinosaures, professeur ? » 😀

    J'avais – comme toi – aimé le livre et le film.

    NicK.

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  4. Des ptérosaures, youpiii. 🙂
    J'avais bien aimé l'éléphant miniature à la santé précaire que Hammond emmenait avec lui pour lever des fonds. Dès le début de sa carrière, il y a l'écart entre ce qu'il montre à son public et la réalité.
    Il me semble avoir lu quelque part que Crichton a écrit la suite exprès pour en faire un deuxième film, suite au succès du premier. En temps normal, ce genre d'idée laisse présager de grosses catastrophes bien commerciales, mais il a vraiment réussi son coup et le deuxième est très sympa aussi !

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  5. (oui sadique avec les sales gosses :D)
    Le professeur ne met pas tous les scientifiques dans le même panier, juste ceux qui sont attirés par l'argent, la gloire ou autre. Ceux qui n'ont aucune morale ni valeur (ceux employés par les grosses corporations).

    NicK.

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  6. Tiens, un souvenir de lecture encore plus vieux celui-là, ça date de mes 12-13 ans, et je m'en souviens encore!
    J'avais énormément aimé les points sur la théorie du chaos dedans (et la jeunette que j'étais avait été impressionnée par les illustrations en début de chapitre)(on découvre le monde à cet âge-là ;-p).

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  7. J'ai adoré le personnage de Malcolm, même si c'est sûr qu'il va loin, il donne beaucoup de son côté réaliste au roman.

    Les films ont pris des libertés quant à la chronologie des événements et ont une dimension certes plus « comique », mais ils m'ont conquise également. =)

    Et j'aime cette citation de Malcolm réutilisée dans le film. =D

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