Deadwood |naissance d’une ville

Brèves impressions.
J’aime bien parler à l’occasion de séries qui m’ont beaucoup plu. Même si elles ne concernent pas la SFFF. Deadwood en fait partie.

Nous sommes dans les années 1870, dans l’ouest américain. Deawood, ville minière, sans foi ni loi et hors-la-loi en fait car bâtie sur le territoire indien. L’appât de l’or attire du monde, souvent des crapules mais pas que. La série est basée sur l’histoire vraie de cette ville, qui existe toujours de nos jours. En romancé bien sûr.

En suivant quelques personnages hauts en couleur et ayant réellement existé comme Seth Bullock, Wild Bill Hickock, Calamity Jane, Al Swearengen, Wyatt Earp, nous allons assister à la naissance d’une ville.

Loin des westerns édulcorés, la série Deadwood nous montrera le côté obscur de la conquête américaine : la violence, l’absence quasi totale de lois, hormis celles du talion et de l’appât du gain, l’alcoolisme, la crasse, les prostituées, la maladie … Bref, toutes les joies et misères du colon américain moyen.

Le duo de meilleurs ennemis Seth Bullock (Timothy Olyphant) – Al Swearengen (Ian McShane, qui mérite bien son Golden Globe) est époustouflant, très nuancé, les deux hommes se détestant cordialement mais bien obligés de s’allier pour arriver à leurs fins. Un personnage marquant sera aussi Calamity Jane (Robin Weigert), personnage secondaire mais l’on ne pourra oublier sa voix gueularde, le goulot d’une bouteille de whisky toujours à portée de bouche, son vocabulaire coloré et pourtant sa sensibilité immense. On notera aussi Alma Garret, la veuve ambitieuse, Wu le chinois dont les cochons ont été nourris du résultat des meurtres de Deadwood, Trixie la prostituée mais pas que, Doc Cochran, plein d’autres …

Cette série se caractérise, outre son degré de vraisemblance qui atteint la perfection, par des personnages solides, vrais et attachants, même si pas mal d’entre eux oublient souvent de se laver

Malheureusement comme bien souvent les vraies bonnes séries, Deadwood n’aura pas de fin digne de ce nom. Arrêtée à la fin de la troisième saison pour des raisons qui diffèrent d’un site à l’autre et sur lesquels je ne m’étalerai pas, elle restera inachevée. Semble-t-il qu’elle aurait dû se conclure sur une saison 4 jamais tournée. Une idée de téléfilm avait bien germé mais ne fût pas mené à terme. Dommage une fois encore. Ne vous empêchez pas de la voir pour autant, les épisodes étant tellement denses, on a l’impression que la série dure plus qu’en réalité et en trois saisons, il est tout à fait possible de s’immerger totalement dans l’atmosphère poussiéreuse et sordide de la ville.

Informations éditoriales

2004-2006. 3 saisons. Série terminée. 36 épisodes de 50 minutes. 7 Emmy Awards et 1 Golden Globe Award (meilleur acteur pour Ian McShane).

Pour aller plus loin

Un billet enthousiaste sur Le Monde des Séries

3 commentaires sur « Deadwood |naissance d’une ville »

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