Troll Hunter | La vérité sur les trolls, enfin !

Impressions n°79
A l’occasion du festival Cinénordica qui se déroulait cette semaine au cinéma du Panthéon, j’ai pu voir Troll Hunter, non seulement avant tout le monde mais en plus bien moins cher que les tarifs pratiqués par bon nombre de cinémas de la capital. Troll Hunter était présenté lors du festival quelque peu hors catégorie puisqu’il ne correspondait pas au fil conducteur. Le film ayant été présenté à Gérardmer et à deux festivals américains, les organisateurs se sont permis cette petite entorse.
 

Le synopsis tient en trois lignes. Des étudiants un rien bravaches décident de suivre un chasseur d’ours taciturne qui finira  par leur déballer le grand jeu : engagé par l’état norvégien, il chasse les trolls depuis des années.

Le film nous est présenté comme un documentaire :  la caméra est à l’épaule et le film est coupé, saccadé, on a même droit à un moment de tournage avec écran fêlé. Un peu à la Blair Witch Project. La comparaison s’arrête là : Troll Hunter se veut drôle et satyrique, et on voit plein de trolls partout, à grand renforts d’effets spéciaux, ma foi, pas mal fichus du tout.

Troll Hunter est un film qui ne se prend absolument pas au sérieux : le chasseur de trolls justifie son grand déballage d’informations auparavant tenues secrètes par des conditions de travail déplorables et des heures supplémentaires non payées, l’employé de la compagnie des lignes à haute tension qui ne se demande pas pourquoi les lignes qu’il surveille n’alimentent aucun bâtiment, des trolls plus drôles qu’effrayants, la théorie du complot à coups d’ours importés de Roumanie, la « puanteur troll » dont s’enduisent les protagonistes pour ne pas se faire repérer. Le tout arrosé d’une petite dose de mythes scandinaves (quasi tout est faux, ne vous laissez pas berner par les contes pour enfants). 
 
 

Le suspens et les moments de tension ne nous sont néanmoins pas ménagés : bruits bizarres (et grotesques), caméra en mode nuit, courses dans les bois, voitures carambolées et moutons dévorés. On voit également beaucoup de trolls, le chasseur profitant de l’occasion pour montrer un panel des différentes espèces de trolls existantes en Norvège. Ils sont terriblement bien réalisés, très vivants, très bêtes et très moches, ça fonctionne à 200%.

Drôle, prenant, quoique un chouïa trop long, Troll Hunter vaut le déplacement. Il sort en juillet en France, donc n’hésitez pas à aller profiter de la froideur norvégienne lorsque la canicule estivale s’abattra sur nous. Si vous êtes chrétien, enduisez-vous abondamment de puanteur troll au préalable.

Informations éditoriales

Film norvégien. Année de production : 2010. Durée : 103 minutes. Titre original : Trolljegeren. Sortie prévue le 20 juillet 2011 en France.
 

Pour aller plus loin

D’autres avis : Elysio,Vert,

 

7 commentaires sur « Troll Hunter | La vérité sur les trolls, enfin ! »

  1. Oh, j'étais tombée dessus mais je me suis méfiée (il est présenté comme un « Projet Blair Witch » chez les trolls, je ne le sentais pas). Du coup, je suis intriguée, je le regarderai peut-être.

    J'aime

  2. Agréable de savoir qu'il arrive en France !
    Et encore plus agréable de savoir qu'il est drôle en bonus !

    Un road movie délirant à la recherche de troll aussi vrai que bête (comme on les « aime »)avec un brin de secret d'état en somme ?
    (et un pied de nez au super production cliché US, Cloverfield en tête ?)

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.