Dehors les chiens, les infidèles | Fantasy postapocalyptique

 Impressions n°106

Les Ténèbres se sont abattues sur la terre voilà 80 années. Pour faire revenir le soleil, il faut trouver l’Étoile du Matin. Des groupes de cinq adolescents sont ainsi régulièrement envoyés en Quête pour la retrouver. Tout au long du livre, on suivra le groupe de Spérance, Astasie, Vaast, Lièpre et Cyphérien dans cette quête ultime où le fanatisme et la violence sont de rigueur.

« Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres. Moi Jésus, je suis l’étoile brillante du matin ».
Apocalypse de Jean, XXII, 15-16.
Ayant lu des avis mitigés sur ce livre à droite à gauche  sur la blogosphère, j’appréhendais un peu la lecture. Au final, il s’avère que le bouquin est passé comme une lettre à la poste. Il commence tout de suite dans l’action par une scène de torture un poil dérangeante qui donne le ton immédiatement : la violence est monnaie courante dans cet univers postapocalyptique et moyenâgeux (oui les deux mis ensemble ça fait bizarre, mais j’y reviendrai), violence qui est même cautionnée par le fanatisme religieux.

L’originalité du bouquin tient la thématique postapo replacée dans un univers moyenâgeux qui ressemble fortement au nôtre, avec des éléments de fantasy en plus (les épées magiques, c’est un grand classique). J’y rajouterais même bien une pointe d’uchronie car durant tout le livre je me suis dit que cette histoire se passait sur notre terre, au Moyen Age, en rendant bel et bien réelles des croyances en des éléments surnaturels ancrées à l’époque et en faisant de la guerre opposant les forces diaboliques et celles de la religion catholique le point de divergence. Le déroulement de l’histoire et son issue sont par contre plutôt convenus et peut s’avérer un poil décevant. Comme je ne m’attendais pas à davantage, cela ne m’a pas gênée du tout.L’écriture est prenante, les pages se tournent toutes seules, faisant de ce livre un très bon roman de fantasy de divertissement. Ça a de plus le mérite d’être bien écrit.

Informations éditoriales

Publié en 2008 chez Mnémos. Illustration de couverture de Jean-Sébastien Rossbach. 443 pages.

Pour aller plus loin

D’autres avis : Endea, Vert, Lhisbei.

13 réflexions sur “Dehors les chiens, les infidèles | Fantasy postapocalyptique

  1. Je pense que pour ce livre, soit on l'aime beaucoup, soit on ne l'apprécie pas du tout. Malheureusement, je fais partie de la 2ème catégorie, mais non à cause de la plume de l'auteur que j'ai trouvé sublime, mais juste parce que le thème de la religion et du fanatisme ne me convient absolument pas.

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  2. @Neph : ouip c'est plaisant, sans plus de prétention.

    @Olya : en espérant qu'elle écrive un jour un truc sur un sujet qui t'intéresse.

    @Cachou : ha oui ? Mais dans ce cas il y aurait des « reliques » de l'avant apocalypse. On ne retourne pas à un état totalement moyenâgeux en 80 ans, je crois.

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  3. Mais il n'est jamais dit qu'il n'y en a pas. L'auteur décrit peu le paysage je trouve, à part le côté nature quand même très présent encore en France, donc possible que ça soit tellement « dans le paysage » que personne ne s'arrête dessus.
    Le problème, c'est que ça remonte déjà à quelques mois, mais je me souviens d'un truc à la fin qui me semblait être technologique, et qui m'a confirmé cette impression de postapo dans le futur. Faudrait que je relise la fin pour retrouver quoi…

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  4. C'est amusant, je viens seulement de faire le rapprochement avec la BD Péchés mignons. Maïa Mazaurette a écrit une partie des scénarios des tomes 3 et 4. 🙂 J'avais déjà lu des critiques de ce livre et je comprends maintenant pourquoi le nom m'était familier.

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  5. Globalement j'avais plutôt apprécié, surtout par la qualité de rédaction de l'auteure, par contre j'y avais trouvé pas mal d'incohérences et le dénouement avait été trop facile à deviner.
    Néanmoins je pense que Mazaurette a de l'avenir !

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  6. @iluze : le livre procure un certain plaisir de lecture. Fonce :p

    @Cachou : si tu retrouves le passage, je veux bien que tu me donnes la page (si tu as la version poche).

    @Alys ; je crois que Mazaurette se caractérise par un certain éclectisme.

    @Acro : tu m'en diras des nouvelles.

    @Endea : je n'ai pas été choquée par des incohérences. Pour la fin certes, mais qui ça aurait pu être d'autre ? Y avait le choix entre 4 personnes pour chacune on aurait pu se dire, ha ouais mais trop évident. C'aurait été quelqu'un d'autre, ça serait sorti de complètement nulle part, fallait forcément que ce soit quelqu'un qu'on connaisse.

    @Calenwen : vouip, farpaitement.

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