Memories of Retrocity | Les secrets d’une ville hors de la réalité

Impressions n°143

William Drum est flic. Après avoir vraiment déconné, il est exilé à Retrocity. Retrocity est une ville qui semble hors de la réalité, ne pas répondre aux lois humaines, ni aux lois naturelles d’ailleurs. Et pourtant c’est en train que William Drum y arrive…

Le quai est quasiment désert, hormis deux ou trois cheminots. Derrière moi, les portes de la ville. C’est une véritable muraille qui se dresse là, avec un gros rab’ de miradors et de barbelés. Un mur plus épais que ceux que l’histoire nous a déjà appris à haïr.
Dans l’appartement qu’on lui a alloué, William découvre une machine à écrire. Alors il se met à écrire. Il raconte sa découverte de la ville, ses habitants et surtout ses secrets. Ce sont ces feuillets qui sont parvenus jusqu’à nous.

Une fois dans les murs, l’extérieur vous oublie, irrémédiablement. Retrocity est hors du monde. Y entrer c’est mourir

On comprend au fil des pages que la ville est rongée par un mal étrange : le Retro-processus, durant lequel l’être qui en est affecté va littéralement fusionner avec un objet. La ville a été mise en quarantaine, supprimée des cartes et tout le monde a fait semblant qu’elle n’existait plus, tout en y envoyant des criminels et autres personnes gênantes dans le monde normal. Une solution pour enrayer quelque peu la maladie a été trouvée par la Corporation Hover, qui dirige à présent la ville jusque dans ses moindres recoins. William va ainsi de découverte en découverte, de rencontre en rencontre.

Le premier cas répertorié est celui du « Conducteur de train ». Un soir, dans l’horreur générale, , les citoyens ont vu arriver en gare un train dont l’avant de la locomotive n’était autre qu’un gigantesque crâne humain, vestige du faciès de son conducteur.

Vous allez me dire qu’au vu du résumé ce bouquin est vraiment très bizarre. Et il l’est. J’aurais du mal à en définir le genre, quelque part entre le steampunk et le cyberpunk peut-être … Si certains ressorts de l’histoire sont assez évidents, l’ambiance et l’essence même de l’histoire sont quant à elles très originales.

J’en causerais bien au voisin mais il vient de fusionner avec le lustre de son salon.

Quant aux graphismes, ils sont à la fois époustouflants et dérangeants : ces assemblages contre nature fascinent autant qu’ils révulsent. 
On trouvera à la fin du livre une liste d’œuvres qui ont influencé Bastien Lecouffe Deharme. Il y a par exemple : le film Brazil de Terry Gilliam, Blade Runner de Ridley Scott, Twin Peaks la série de David Lynch, James Ellroy, H. G. Wells, Philip K. Dick, Neil Gaiman et plein d’autres …

L’épilogue à quant à lui été écrit par Alain Damasio (rien que ça). Si je n’y adhère pas à 100%, l’écriture est  totalement en accord avec le sujet.

Un bouquin tout à fait fascinant donc, même si je pense que de part son ambiance vraiment spéciale (et les graphismes le sont aussi) il ne plaira pas à tout le monde. Je crois que rien qu’en voyant le trailer on peut savoir si ça va nous plaire ou non.



POUR ALLER PLUS LOIN
 
Publié en 2011 aux Editions du Riez.
120 pages.
 
AILLEURS


Lune
 

CITRIQ

4 réflexions sur “Memories of Retrocity | Les secrets d’une ville hors de la réalité

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