
Zona cero est un roman écrit par Gilberto Villarroel. Il a été publié Aux Forges de Vulcain en 2024 et traduit de l’espagnol par Carole Fillière. Rendez-vous à Santiago, Chili, pour un road trip de la mort au cœur de la ville en pleine épidémie zombie*. J’en ressors plutôt mitigée et je vous dis pourquoi.
*techniquement ce sont des vampires mais le contexte épidémique va nettement chercher du côté de l’imagerie zombie.
Contexte narratif
Gabriel est journaliste et, alors qu’il couvre une compétition de surf sur la côte, un tremblement de terre dévaste le pays et en particulier Santiago où sa petite amie est coincée au dernier étage d’un gratte-ciel. Pour rajouter à la confusion, un direct télévisé montre une scène hallucinante d’un mort-vivant sorti tout droit d’un vieux cimetière qui éclate la face du commentateur. La ville, en proie à une épidémie d’un nouveau genre, est bouclée.
Bien déterminé à y pénétrer pour récupérer Sabine, Gabriel se retrouve à servir de guide à une troupe américaine chargé de récupérer un VIP à l’intérieur de la ville. Qu’est-ce qui peut mal se passer ?
Un avis en demi-teinte
Le roman ne se résume pas qu’à son intrigue pop-corn et offre un propos socio-politique intéressant par lequel l’auteur règle quelques comptes avec son pays : les dirigeants ploutocrates corrompus, l’ingérence américaine, le pouvoir néfaste de la religion, l’ensemble se faisant au détriment des petites gens.
L’ensemble tient bien la route mais n’a pas réussi à vraiment me passionner. J’ai déjà beaucoup creusé le sillon de l’épidémie de morts-vivants et ses métaphores avec le monde actuel et les travers humains. Ca fait un moment que mon intérêt est retombé. Le contexte chilien n’a pas suffit à le renouveler. De même que l’écriture de Villaroel. Par contre, je serais plutôt enthousiaste à l’idée de voir un pitch pareil au cinéma.
Zona Cero a le grand mérite d’apporter un contexte inédit au genre un chouïa éculé de la littérature de zombies, à savoir de placer son action au Chili en invoquant les tensions socio-politiques propre au pays. Pour ma part, cela n’a pas suffit à m’enthousiasmer mais d’autres l’ont été, alors pourquoi pas vous ?
Informations éditoriales
Roman écrit par Gilberto Villarroel. Publié initialement en 2020. 2024 pour la publication française Aux Forges de Vulcain. Traduit de l’espagnol (Chili) par Carole Fillière. Titre original : Zona Cero. Illustration de couverture par Elena Vieillard. 448 pages.
Pour aller plus loin
D’autres avis : Chut maman lit, Quoi de neuf sur ma pile, La bibliothèque d’Anudar, RSF blog, Reflets de mes lectures, Lorhkan et les mauvais genres, ou signalez-vous en commentaire.
Voilà qui arrive, la rencontre ne s’est pas faite totalement !
Une amie m’en a dit le plus grand bien.
Mais là tu ne douche un peu !
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A voir selon les arguments, ce qui pourrait te bloquer ou au contraire t’attirer vers ce livre.
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Tu as raison, je verrai par moi même ! 😉
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Ça ne m’a pas déplu à moi, mais je comprends ce que tu veux dire.
J’ai trouvé juste que c’était un peu pâlot, question zombies,c’est difficile d’égaler l’écriture de Mariana Enriquez 🙂
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Mais exactement, très bon exemple de ce que j’attends d’un roman, en terme de profondeur, d’écriture et de narration, Notre part de nuit.
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Le pitch me tente peu (j’en ai un peu marre des zombies^^⁾ mais ce que tu dis concernant le contexte chilien un peu plus. Je verrai si j’en ai l’occasion…
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Ca se tente ^^
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Original, mais pas suffisant pour toi donc ^^ Bon les zombies c’est pas mon truc, donc, dans tous les cas, je passe mon tour.
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Problem solved XD
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Ah. Le roman ne me tentait pas de base, Lhisbei avait réussi à éveiller mon intérêt via l’aspect social, et voilà que tu es moins enthousiaste. Je suis en plein ascenseur envietionnel.
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Amha ça vaut pas le coup si t’es pas hypé de base.
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Bon, ça arrive! Je suis en tout cas ravie de voir les Forges de Vulcain publier un Sud-Américain: ce n’est pas un continent très représenté en Europe, et encore moins en imaginaire.
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Ce n’est pas le premier qu’ils publient de cet auteur, il a écrit une série de lilvre les Lord Cochrane ou quelque chose comme ça. Bon définitivement ce n’est pas pour moi je crois mais ça a son petit succès je pense.
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Aaaaaah ! Mais oui ! Je les avais repérés, parce que sud-américains et lovecraftiens (même si je n’avais pas non plus eu l’impression que c’était des chefs d’œuvre, mais bon à voir éventuellement). Ma mémoire. 🙃
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Il y a trop de livres pour nos neurones XD
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Ok, c’est noté (j’étais pas plus attirée que cela alors ça ne va pas modifier mon avis)
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Au moins pas de déception
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