
Ce 123e Bifrost, publié en juillet 2026 par les éditions du Bélial propose un dossier sur l’auteur français Roland C. Wagner. Je m’intéresserai dans les présentes impressions aux 5 nouvelles qui ouvrent la revue.
Fragment du Livre de la mer, Roland C. Wagner
Belkacem Le Louët est le seul membre d’équipage d’un chalutier de pêche au thon. Un jour, il récolte dans ses filets un adolescent à demi-mort.
Une nouvelle assez poétique qui parle d’un monde, de notre monde à un état de déliquescence un peu plus avancé. La nouvelle est très belle mais ce genre de « solution » à la crise écologique me rend toujours un peu triste. Comme si on avait déjà baissé les bras.
Contes de LOWMARSH et des villages au-delà, Chao Liu
Une première publication pour cet auteur à laquelle je n’ai rien bité. C’est bien écrit mais totalement abscons et ça me laisse de marbre. Peut-être pas le bon moment.
La maladie de Zhao, Thomas Day
La maladie de Zhao est un texte appartenant au même « vaste » (selon les dires du propos liminaire, on est intrigué) cycle que la nouvelle L’âge des tempêtes, parue il y a quelques numéros dans la même revue.
Dans celle-ci, il est question d’Evelyn Zhao, euthanasiste de son métier, et de comment elle le gère, d’agression sexuelle de la part d’un collègue qui a une tout autre façon de gérer ce métier difficile et de son père mourant. La nouvelle est très touchante et on a une bonne idée de ce que peut ressentir cette femme. Assez curieuse de voir la tournure que peut prendre ce cycle.
Sur la question des soins palliatifs planétaires, Thomas Ha
On reste sur le sujet de la fin de vie, sauf qu’ici on va parler de fin de vie à l’échelle d’une planète entière au travers d’une lettre qu’envoie un membre d’un organisme monastique à un autre, en vue de le préparer à sa mission : accompagner les derniers instants d’une planète mourante.
Je dois avouer ne pas m’être laissée émouvoir par le propos que, bien que non dénué d’une forme de respect et de profondeur, j’ai trouvé très froid. En fait ce n’est pas tant que le propos de la lettre soit froid, il est certain qu’il vaut mieux garder une certaine distance dans ce genre de circonstances, ça n’a juste pas suscité grand chose chez moi.
Parution initiale en 2023. Traduit de l’anglais (US) par L’Épaule d’Orion.
Je parle au vent, Michel Pagel
Une nouvelle en forme d’hommage à Roland C. Wagner qui le met en scène sans le dire (les noms ont été changés). On ressent très bien l’impression par l’interview dont je conseille très fortement la lecture avant de lire ce texte, en particulier si l’on est peu familier du personnage. Sympathique. J’imagine bien que cette nouvelle doit faire plus d’effet à qui l’a côtoyé.
Informations éditoriales
Revue publiée en juillet 2026 par les éditions Le Bélial’. Illustration de couverture par Frank R. Paul/Nicolas Fructus. 192 pages.
Pour aller plus loin
Bifrost sur le blog.
D’autres avis : Le nocher des livres, ou signalez-vous en commentaire.

Le ressenti a l’air aussi peu joyeux que le contenu. 😅
Il y a quelque chose qui fait directement le lien entre « La maladie de Zhao » et « L’âge des tempêtes » ?
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Coucou ! Je serais tentée par la première et la troisième nouvelle. J’aime bien tes analyses.
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