
Une nouvelle édition du Dragon fait des bulles avec cette fois un focus sur des séries que j’aurais dû lire depuis longtemps et que j’ai enfin pu rattraper grâce à la magie de la bibliothèque. J’ai oublié ce billet quelque part dans les brouillons de mes articles, je le publie maintenant mais ça date de début 2025. Entre temps j’ai laissé tomber la lecture des bd’s et la bibliothèque.

Les vieux fourneaux, Lupano & Cauuet
Les vieux fourneaux racontent les aventures de trois retraités haut en couleurs et forts en gueule. Dès le premier volume on est embarqué par le trio à forte personnalité, tendance gauchiste très à gauche, près à faire les 400 coups. Au fil des tomes on en apprend plus sur leur passé, sur ce village en Tarn et Garonne et les personnages secondaires qui gravitent autour. On se déplace pas mal aussi, la Toscane, la Guyane, Paris.

C’est très drôle, je me suis vraiment bien fendue la poire, certaines répliques sont des master piece d’humour caustique. C’est aussi touchant avec des moments d’émotions. La bande dessinée a beau dépeindre un trio de vioques, elle traite de thématiques très actuelles dans la dénonciation des injustices, de problématiques écologiques, de luttes des classes. Si ces bd’s daignaient sortir en numérique, je les achèterais pour pouvoir les relire facilement.
Publié à partir de 2014 chez Dargaud. 8 albums (je n’ai pas lu le dernier).
Le Spirou d’Emile Bravo

Spirou est un personnage de bd qui n’a jamais appartenu à un auteur en particulier, même si Franquin est sans doute celui que l’on associe le plus à cette emblématique série de bandes dessinées qui a fait l’enfance de bon nombre d’entre nous. Si j’ai bien compris le principe de ce qui se fait de nos jours avec notre groom préféré, il est régulièrement repris par d’autres dessinateurs dans des styles graphiques différents en twistant les gimmicks de la série. Le Spirou de Bravo est sans doute le plus connu. En tout cas c’est celui dont j’ai le plus entendu parler et Vert qui en a dit le plus grand bien, a achevé de me convaincre, la bibliothèque a fait le reste.

Emile Bravo, avec L’histoire d’un ingénu et les 4 albums L’espoir malgré tout, offre en quelques sorte une origin story au personnage. Une origin story qui a une tonalité dramatique, assez éloignée du ton des albums de Franquin, puisque ces aventures se passeront à l’approche de la Seconde Guerre Mondiale pour le premier album et en plein dedans pour les suivants. L’humour reste au rendez-vous au détour des pages mais les sujets abordés sont graves : la vie quotidienne en temps de guerre, l’antisémitisme, la déportation des Juifs, la résistance et d’autres encore. Les personnages sont chouettes on s’y attache beaucoup. L’histoire du peintre que j’ai cru fictif pendant toute ma lecture, pour apprendre dans le dernier tome que non, m’a sérieusement chamboulée. J’ai aussi aimé cette solidarité constante à l’œuvre dans les tomes, le théâtre itinérant de Spirou et Fantasio. Très belle bande dessinée.
Publié entre 2018 et 2022. 5 albums.

De cape et de crocs, Alain Ayroles et Jean-Luc Masbou
En fait j’ai déjà lu cette série, enfin tout au moins les premiers albums. Mon frère les avait et j’en avais profité. J’en gardais un vrai chouette souvenir et avais toujours voulu continuer. J’ai tout oublié, je ne me rappelle même plus, même en relisant, où j’en était restée. J’avoue avoir eu un peu de mal au démarrage. Je me suis demandée si c’était encore pour moi. Il s’agit de fantasy animalière partielle je dirais puisqu’il n’y a que nos trois héros qui sont des animaux : le loup, le renard et la belette le lapin. Ca se passe à la Renaissance. L’histoire est assez classique, une histoire de chasse au trésor avec moults gimmicks de fantasy. Moi j’avoue ça me passe un peu au-dessous tout ça.

Mais ! Il y a un mais parce que j’ai continué et fini cette série. Il y a deux éléments qui m’accrochent vraiment dans le récit des aventures de Don Lope, Armand et Eusèbe (mon préféré) :
- l’humour : il y a des situations qui m’ont bien fait rire, par exemple la prise d’otage des réserves de nourriture sur le bateau pirates ou encore |to add] . Cf la case ci-dessus.
- La mise en scène des cases que je trouve vraiment chouette. Parfois le diable se cache dans les détails et certaines scènes sont croquignolesques (je pense à une grande scène de bagarre dans une ville, je ne sais plus dans quel album plutôt dans les premiers, avec entre autre un comique de répétition ou l’on voit le fer à repasser dont le cul-de-jatte se sert pour se déplacer trois cases plus haut voler dans la mêlée, le genre de détail chef’s kiss que j’aime.
En fait je n’ai pas lu cette bd tant pour l’histoire que pour les situations burlesques que l’histoire amène à faire vivre aux personnages. Ca me procure un grand sentiment de fun et c’est chouette.
Publié entre 1995 et 2016. 12 albums.