Trois zombies pas comme les autres

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Focus.
La littérature zombie a le chic pour questionner notre humanité. La littérature des « zombies qui pensent » prend un chemin de traverse : et si il devenait plus difficile moralement d’éliminer un zombie d’une simple balle dans la tête car ils sont doués de sentiments, d’émotions, de la parole, de capacités d’apprentissage et de liberté d’action et de pensée ?
Voici un trio de romans qui revisitent de concept du zombie + 1 bonus télévisuel.

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Seul sur Mars | Meilleur que le livre

Impressions.

Cela m’arrive peu souvent mais j’ai enchaîné la lecture du livre et la vision du film. On m’avait mis en garde mais au final, cela ne m’a pas du tout gênée. Par contre, cela va orienter la direction de cette chronique vers de nombreuses comparaisons entre les deux.
En deux mots le synopsis, au cas vous n’auriez pas suivi : Mark Watney est un astronaute en mission sur Mars. Suite à une tempête, l’équipe est contrainte de mettre un terme à la mission pour rentrer sur Terre. Sauf qu’au moment de partir, Watney se prend une antenne de plein fouet. Ses co-équipiers le perdent de vue dans la tempête et le pensent mort. Watney se retrouve donc seul sur Mars, sans moyen de communication avec la Terre.

Premier roman vs film d’un réalisateur aguerri

Le thriller d’Andy Weir souffre de plusieurs défauts qui sont soit absents soit atténués dans le film. Déjà le livre est un premier roman, le film est celui d’un réalisateur qui connait bien son affaire et d’un acteur qui crève l’écran. L’absence de style, les aspects factuels et la fin à la va-comme-je-te-pousse ne peuvent pas résister à des images grandioses et au jeu d’un acteur aguerri, même si, il faut avouer, le film manque de personnalité.

Je parle d’absence de style du roman mais pas d’absence de ton, qui, malgré la tension liée à la situation du personnage, reste souvent humoristique. Le film conserve ce ton, de façon moins caricaturale et parfois même sublimée. Cf. la scène du « projet Elrond », présente dans le livre aussi, mais élevée à un niveau de what the fuck qui a de quoi mettre les geeks de la salle en orbite.

 

 

Un scénario plus équilibré

Le scénariste du film a aussi eu l’excellente idée de nous épargner certaines des déconvenues de Watney ce qui rend ses autres mésaventures plus fluides, moins « manuel de survie en territoire hostile » que le livre.  J’ai trouvé aussi que les émotions montrées par Matt Damon rendent le personnage plus humain. Ce n’est, cependant pas totalement gommé ; la psychologie du héros reste assez peu développée. On est dans l’instant présent : on ne saura rien de son passé ou de son entourage. Et on est dans l’action : il y a peu de place pour l’introspection et le doute.

J’ai aussi largement préféré la fin qui mise la carte du retour d’expérience et de la métaphore avec la vie avec une dernière touche d’humour, plutôt que le discours grandiloquent sur l’altruisme de l’humanité. C’est plus vrai et surtout beaucoup moins arrogant.

 

Seul sur Mars le film est à mon sens meilleur que le livre car il évite les écueils d’un auteur débutant. Le scénario s’en trouve grandi, sur bien des points comme la fluidité des mésaventures du héros ou la fin, tout en conservant ce qui faisait déjà la force du livre : l’humour. Matt Damon a su faire de Mark Watney un héros plus humain, même si l’on reste essentiellement dans l’instant présent et dans l’action. Seul sur Mars est un film efficace bien que manquant de personnalité, ce que l’on pourra éventuellement regretter au vu de certaines des performances passées du réalisateur.

Informations éditoriales

Sorti dans les salles françaises le 21 octobre 2015. Titre original : The Martian. Réalisé par Ridley Scott, scénarisé par Drew Goddard, adapté du roman éponyme d’Andy Weir. Durée : 2h24, n’oubliez pas de vérifier votre réserve d’oxygène.

Seul sur Mars | MacGyver martien

Impressions.
Seul sur Mars est un roman de divertissement par excellence. L’action, le suspens, le rythme de l’histoire sont calibrés pour vous faire vivre des moments intenses. Il ne faut pas en demander plus. Si l’on omet le laïus de fin qui me reste un peu en travers, j’ai passé une excellente lecture sur la planète Mars à me prendre de passion pour la réserve d’oxygène et les réparations de batterie de ce MacGyver martien qu’est Mark Watney.

J’ai écris cette chronique depuis le train, de retour des Utopiales. Utopiales lors desquelles Mars a eu droit à un petit focus avec l’expo VR2Planets du Laboratoire de Planétologie et Géodynamique de Nantes : ils proposaient un voyage 3D dans les canyons martiens. Dimanche matin, l’animateur du stand nous a montré sur un globe martien le parcours du personnage principal de cette histoire. J’ai cru bon d’y voir un signe.

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La Guerre du Feu | Survivre à la préhistoire

 

Impressions.

Quand Vert  a commencé à parler de son challenge préhistorique, j’ai tout de suite pensé à La Guerre du Feu dont j’avais fait l’acquisition via une opé Bragelonne. L’occasion était donnée de bouquiner en numérique (un ebook qui traite de préhistoire voilà qui est doublement anachronique) et de participer au challenge.

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All Clear | Bloqués à Londres en plein Blitz

Brèves impressions.

All Clear est la suite directe de Black Out et le second tome du dyptique « Blitz ». A deux, les romans comptent quelques 1400 pages. Autant vous dire que si vous n’aimez pas lire sur la thématique de la Seconde Guerre Mondiale, passez votre chemin !
J’avais raconté ma grande frustration à la fin abrupte de Black Out, et celle-ci de recommencer en commençant All Clear, puisque j’ai mis une quarantaine de pages à retomber sur mes pieds. Décidément, il faut vraiment enchaîner la lecture de ces deux livres.
On retrouve donc nos trois compères coincés en plein Blitz en 1941. Ils ne parviennent plus à rentrer à leur époque, c’est-à-dire en 2060.

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Black-Out | En plein blitz

Impressions

En 2060, le métier d’historien a bien changé : plus questions de lire des vieux bouquins poussiéreux dans d’immenses bibliothèques. Le boulot se passe sur le terrain ! En effet, nonobstant quelques restrictions, les historiens se rendent sur place, dans le passé, pour observer le passé en situation réelle. On leur crée un personnage, leur donne des papiers, de l’argent, des indications pour se trouver un travail une fois sur place, une date de départ et de retour et hop c’est parti. C’est ainsi que nous allons suivre, pendant plus de 600 pages, les recherches de plusieurs historiens du futur en plein blitz londonien.

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Feed | Blog power

Impressions.

Un virus éradiquant le cancer et le rhume a aussi pour conséquence de ranimer les morts, les transformant en zombies affamés de chair fraîche. A l’époque où les faits se sont passés (il y a une vingtaine d’années au moment où commence l’histoire), les médias traditionnels ont minimisés les choses, laissant les blogueurs dévoiler la vérité sur le Jour des Morts. Depuis, ce sont les blogueurs qui font l’information…

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Vivants | Ou presque

Impressions.
R. est un zombie (oui il s’appelle R. car il ne se souvient que de la première lettre de son nom de vivant). Il mène sa vie en zombie en errant dans l’aéroport où les zombies ont élu domicile, part chasser le vivant avec ses potes et écoute des vieux disques de Frank Sinatra. Rien de plus normal pour un zombie (cherchez l’intrus).

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Pourquoi je laisse tomber Les Chroniques du Krondor

Impressions.

Cette mauvaise expérience de lecture est la preuve qu’il ne faut jamais, jamais laisser traîner trop longtemps un bouquin dans sa pile à lire. Parce qu’on change, on lit d’autres trucs, les goûts évoluent, le plaisir de lecture aussi. Le duo Pug l’apprenti et Milamber le mage m’avait encore bien plu il y a deux ans de cela, bien que je mentionnais déjà dans mon billet de l’époque une fantasy assez convenue.

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