Rapports lapidaires | La cité des nuages et des oiseaux, Migrant, Les quinze premières vies d’Harry August

Voici une nouvelle édition de chroniques courtes de mes dernières lectures. Cette fois-ci, je vous parle de deux lectures audio : La cité des nuages et des oiseaux d’Anthony Doerr et Les quinze premières vies d’Harry August de Claire North, ainsi que du dernier tome de la trilogie des Métamorphoses des Diatchenko, Migrant.

La cité des nuages et des oiseaux, Anthony Doerr

Je ne peux mieux résumer l’accroche de ce roman que par une phrase de la quatrième de couverture : « Un manuscrit ancien traverse le temps, unissant le passé, le présent et l’avenir de l’humanité. » Ainsi, nous sommes plongés dans un récit choral qui suivra plusieurs personnages en parallèle, entre passé, présent et futur. Ce qui les relie ? « La cité des nuages et des oiseaux« , un récit datant de la Grèce antique et contant les aventures du jeune berger Aethon. Le tout forme un immense puzzle dont le récit d’Aethon constitue la colle.

Ma lecture fut bien chaotique pour ce livre mais le livre n’y peut strictement rien. Je l’ai trouvé très plaisant cependant, chacune des histoires est très prenante à suivre. Le roman évoque des thèmes tels que le passage vertigineux du temps et le pouvoir de la littérature qui, elle, le traverse.

La lecture ne bénéficie pas à être hachée et sporadique. L’audio est très qualitatif, le narrateur change en fonction des personnages mais peut être déstabilisante du fait du grand nombre de points de vue, en particulier au début.

Traduit de l’anglais (US) par Marina Boraso. Lu par : Thibaut Delmotte, Aaricia Dubois, Fabian Finkels, Sophie Frison, Martin Spinhayer.


Migrant, Marina et Sergueï Diatchenko

Migrant est le troisième tome des Métamorphoses une trilogie créé par les Diatchenko mettant en scène trois romans complètement indépendants les uns des autres mais traitant de la thématique de la métamorphose. J’avais adoré le premier, avait été très mitigée sur le second. J’ai lu le troisième pour conclure. Et ? Ben bof.

On suit Andreï Stroganov, divorcé, père d’un enfant qu’il ne voit plus guère, se voit arraché à sa vie. Sa demande d’immigration a été acceptée. Le voilà propulsé vers une planète très lointaine sans espoir de retour. Le voilà qu’il se met en tête de suivre le rite de passage local pourtant très déconseillé aux migrants : la preuve aucun ne l’a réussi jusqu’ici. Mais il veut absolument devenir citoyen de plein droit.

J’ai lu avec un certain plaisir la première partie, qui est un récit de survie très prenant et intriguant : on se demande vraiment où tout cela nous mène. Il y a un propos sur le libre arbitre qui se noie complètement dans une intrigue wtf que j’ai eu du mal à suivre et surtout à y adhérer surtout dans sa deuxième partie. Mon intérêt s’est étiolé au fil des pages et j’ai lu les derniers chapitres en diagonale. Dommage.

Traduit du russe par Denis E. Savine.


Les quinze premières vies d’Harry August, Claire North

Harry August est un kalachakra, c’est-à-dire que quand il meurt un recommence un cycle de vie à partir de sa naissance, avec les souvenirs de la vie précédente. Au bout de quelques vies, il apprend qu’il n’est pas seul : une forme d’organisation se crée autour de ce phénomène pour en protéger les membres. C’est alors que lors de sa 11ème vie, une petite fille, kalachakra elle-même, lui annonce la fin du monde. Pourra-t-il l’empêcher ?

Un roman dont le concept ne laisse pas indifférent c’est certain. En tout cas, moi ça me parle beaucoup. La possibilité de recommencer, d’avoir plus de temps, de changer des choses dans le passé. Ce sont des sujets qui me fascinent. Je n’ai pas trouvé le livre déplaisant, loin de là, surtout que j’aimais plutôt bien le ton adopté par le lecteur qui fittait bien avec le personnage (c’est écrit à la première personne). Mais le roman souffre aussi de graves problèmes de rythme et j’ai pas tant accroché que ça à toute l’intrigue autour de Vincent.

Traduit de l’anglais par Isabelle Troin. Lu par Richard Andrieux.

14 commentaires sur « Rapports lapidaires | La cité des nuages et des oiseaux, Migrant, Les quinze premières vies d’Harry August »

  1. Coucou ! J’aime beaucoup l’image, je t’imagine dans ton canapé avec ton thé et ton livre ! J’apprécie beaucoup ta façon d’écrire tes ressentis. Bonne semaine.

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  2. Content que tu aies apprécié le Doerr malgré la lecture compliquée, c’est vraiment un beau roman.

    Plus ça va et plus je me dis que je vais rester avec « Vita Nostra » comme mon unique impression des écrits des Diatchenko…

    J’aurais préféré que tu apprécies plus le North mais je commence à me faire une raison, j’ai dû avoir de la chance avec ce roman, j’ai l’impression d’être un des rares à l’avoir autant apprécié. 😅

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    1. Il n’a pas bénéficié de ma façon de lire à ce moment-là. Mais je me suis accrochée, je suis beaucoup retournée en arrière et puis finalement quand ça se met en place, ça va.

      Oui, franchement tu peux en rester là pour les Diatchenko

      J’ai quand même bien aimé en tout cas le concept a vraiment fait forte impression sur moi. Peut-être en papier à un autre moment il m’aurait plus plu ?

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  3. « La cité des nuages et des oiseaux » est dans ma PAL depuis quelques temps, il faudrait que je l’en sorte bientôt. J’avais bien aimé « Les quinze premières vies d’Harry August » mais ça date alors je ne me souviens pas bien d’éventuelles longueurs. Je pense que je le relirai un de ces jours !

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  4. C’est sympa d’avoir plusieurs narrateurs pour un livre audio, j’avais bien aimé comment ça rendait pour L’oiseau moqueur de Tevis.

    Et un jour je lirais le Claire North, je vais finir par le prendre en audio (mais pas tout de suite j’ai un Anneau unique à détruire !)

    (et tu peux effacer mon précédent commentaire, ça a bugué xD)

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  5. Super format pour avoir un aperçu rapide. 🙂 Je ne suis pas sûre que ces trois bouquins soient trop ma passion, mais tu me rappelles leur existence et/ou l’existence de leurs auteurs et autrices. Ils sont « passivement sur mon radar », disons.

    « La cité des nuages et des oiseaux », c’est quand même un titre d’une grande beauté!!

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  6. Sympa ce format ! Pour le Claire North, je me souviens d’avoir été un peu mitigée, mais plus parce que les histoires qui tournent autour du temps ne sont pas forcément ma came. Pour les 2 autres : un jour j’y viendrai, un jour !

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Répondre à softlymiracle13f4862d95 Annuler la réponse.

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