Lost in space S1| Les Robinson de l’espace

Lost in space perdus dans l'espace 2018 saison 1

Impressions.

Quand Netflix reboote une série de science-fiction des années 60, on se demande ce que cela peut donner. Quand cette série met en scène une famille perdue sur une planète inconnue, on est comme le renard par l’odeur alléché. Vous feriez bien un petit voyage direction Alpha du Centaure avec moi ? Imprévus garantis.

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Trois conseils avant de voir Premier Contact

premier contact denis villeneuve

Premier contact (Arrival) était certainement le film que j’attendais le plus cette année. Entre excitation, craintes, impatience, curiosité, l’attente a été longue, avec des émotions assez similaires à celles que l’on expérimentera en voyant le film. Mais parfois, c’est quand on attend longtemps que c’est le meilleur. Pour ces impressions , je vous propose un avis un peu particulier : il vous sera délivré en filigrane au travers de trois conseils que je propose à ceux qui n’ont pas encore vu le film.

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Cézanne et moi | je voudrais peindre comme tu écris

Cézanne et moi affiche Danièle Thompson

Impressions.

Cézanne et moi est un film historique contant la longue et houleuse amitié entre Paul Cézanne et Emile Zola.  Qu’est-ce que ce film français réalisé par Danièle Thompson a à nous offrir ? Une belle retranscription historique certes, mais on verra qu’il s’agit surtout d’un cinéma qui se prend un peu trop au sérieux pour paraître naturel.

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Who you gonna call ? | Ghostbusters ! (2016)

Ghostbusters 2016 S.OS.Fantômes
Impressions.
Ghostbusters 2016 est une comédie potache qui ne se prend pas au sérieux et c’est comme tel qu’il faut aller le voir. On étreint sa suspension d’incrédulité à plein bras et on ne la lâche plus jusqu’à la fin. Des scènes d’actions, du rire sans complexe, un quatuor féminin qui n’a rien à envier au quatuor original et des milliards de références aux S.O.S. Fantômes des années 80 et mais aussi à la pop culture en général.

Pour moi, ce film réussit son pari de remake, sans prétention mais avec enthousiasme.

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Trois zombies pas comme les autres

tag zombies
La littérature zombie a le chic pour questionner notre humanité. La littérature des « zombies qui pensent » prend un chemin de traverse : et si il devenait plus difficile moralement d’éliminer un zombie d’une simple balle dans la tête car ils sont doués de sentiments, d’émotions, de la parole, de capacités d’apprentissage et de liberté d’action et de pensée ?
Voici un trio de romans qui revisitent de concept du zombie + 1 bonus télévisuel.

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La tortue rouge | oeuvre à la fois universelle et personnelle

La tortue rouge par Michael Dudok de Wit. Un conte philosophique à la portée universelle

 

Impressions.

Loin de l’agitation du monde, un naufragé apprend à surmonter les épreuves, à se construire une famille et à vivre dans l’instant présent. Avec un esthétisme qui frise la perfection,  Michael Dudok de Wit raconte une histoire universelle, un conte philosophique, sans un mot, juste des images et de la musique. Au spectateur de se sentir questionné par ce que le film peut lui apporter.

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De l’uchronie dans Friends | ce qui aurait pu se passer

générique série télé friends uchronie personnelle histoire alternative

Focus.

La science-fiction est partout. Même dans Friends. Voyons voir de plus près comment on arrive à caser des termes comme « uchronie personnelle » ou « point de divergence » dans un article consacré à la célèbre série.

 

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Celui qui revoit Friends, 10 ans après / The one with Friends again, 10 years later

générique début série été friends

Impressions.

J’ai revu l’intégrale des 10 saisons de Friends récemment. Du début à la fin. Et j’y ai pris beaucoup de plaisir. Entre besoin de repos intellectuel et nostalgie, j’y ai gagné de constater que j’ai changé ( ce qui est au final assez rassurant).

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Trois feel-good movies en attendant Noël

Je vous propose un petit Tip/Top spécial films cocooning de Noël. Des idées de cadeaux ou de soirées tranquille sous la couette devant la télé, dans l’esprit de Noël.

Ces films ont quelque chose de spécial, chacun dans son genre. Ils ont la particularité d’être à la fois tristes et réjouissants, des feel-good movies à regarder avec une boite de mouchoirs. Je trouve que ça va bien avec Noël, ne me demandez pas pourquoi, c’est comme ça.

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Seul sur Mars | Meilleur que le livre

Impressions.

Cela m’arrive peu souvent mais j’ai enchaîné la lecture du livre et la vision du film. On m’avait mis en garde mais au final, cela ne m’a pas du tout gênée. Par contre, cela va orienter la direction de cette chronique vers de nombreuses comparaisons entre les deux.
En deux mots le synopsis, au cas vous n’auriez pas suivi : Mark Watney est un astronaute en mission sur Mars. Suite à une tempête, l’équipe est contrainte de mettre un terme à la mission pour rentrer sur Terre. Sauf qu’au moment de partir, Watney se prend une antenne de plein fouet. Ses co-équipiers le perdent de vue dans la tempête et le pensent mort. Watney se retrouve donc seul sur Mars, sans moyen de communication avec la Terre.

Premier roman vs film d’un réalisateur aguerri

Le thriller d’Andy Weir souffre de plusieurs défauts qui sont soit absents soit atténués dans le film. Déjà le livre est un premier roman, le film est celui d’un réalisateur qui connait bien son affaire et d’un acteur qui crève l’écran. L’absence de style, les aspects factuels et la fin à la va-comme-je-te-pousse ne peuvent pas résister à des images grandioses et au jeu d’un acteur aguerri, même si, il faut avouer, le film manque de personnalité.

Je parle d’absence de style du roman mais pas d’absence de ton, qui, malgré la tension liée à la situation du personnage, reste souvent humoristique. Le film conserve ce ton, de façon moins caricaturale et parfois même sublimée. Cf. la scène du « projet Elrond », présente dans le livre aussi, mais élevée à un niveau de what the fuck qui a de quoi mettre les geeks de la salle en orbite.

 

 

Un scénario plus équilibré

Le scénariste du film a aussi eu l’excellente idée de nous épargner certaines des déconvenues de Watney ce qui rend ses autres mésaventures plus fluides, moins « manuel de survie en territoire hostile » que le livre.  J’ai trouvé aussi que les émotions montrées par Matt Damon rendent le personnage plus humain. Ce n’est, cependant pas totalement gommé ; la psychologie du héros reste assez peu développée. On est dans l’instant présent : on ne saura rien de son passé ou de son entourage. Et on est dans l’action : il y a peu de place pour l’introspection et le doute.

J’ai aussi largement préféré la fin qui mise la carte du retour d’expérience et de la métaphore avec la vie avec une dernière touche d’humour, plutôt que le discours grandiloquent sur l’altruisme de l’humanité. C’est plus vrai et surtout beaucoup moins arrogant.

 

Seul sur Mars le film est à mon sens meilleur que le livre car il évite les écueils d’un auteur débutant. Le scénario s’en trouve grandi, sur bien des points comme la fluidité des mésaventures du héros ou la fin, tout en conservant ce qui faisait déjà la force du livre : l’humour. Matt Damon a su faire de Mark Watney un héros plus humain, même si l’on reste essentiellement dans l’instant présent et dans l’action. Seul sur Mars est un film efficace bien que manquant de personnalité, ce que l’on pourra éventuellement regretter au vu de certaines des performances passées du réalisateur.

Informations éditoriales

Sorti dans les salles françaises le 21 octobre 2015. Titre original : The Martian. Réalisé par Ridley Scott, scénarisé par Drew Goddard, adapté du roman éponyme d’Andy Weir. Durée : 2h24, n’oubliez pas de vérifier votre réserve d’oxygène.