Le prophète et le vizir | Deux contes

Le prophète et le vizir se compose de  deux contes orientaux : L’ensemenceur et Les huit enfants  du vizir Fares Ibn Meïmoun écrits par Yves et Ada Rémy et publié aux éditions Dystopia. J’ai lu ces petites merveilles et vous en touche quelques mots.

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Elle qui chevauche les tempêtes | Voler contre les traditions

Elle qui chevauche les tempêtes couverture

Impressions.

Une fiction de fantasy co-écrite par G.R.R. Martin et Lisa Tuttle dans leur prime jeunesse. Voler comme les oiseaux, lutter contre la tempête. Lutter contre l’injustice et la tradition. Un livre lu à l’occasion des 13 ans de Lunes d’encre. Découvrons ensemble Elle qui chevauche les tempêtes.

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Le Hobbit | Au fond d’un trou vivait un hobbit

Le hobbit annoté J.R.R. Tolkien nouvelle traduction couverture
Je ne puis nommer aucun livre pour enfants, paru au cours des vingt-cinq dernières années, dont je pourrais dire avec plus d’assurance qu’il sera lu au vingt et unième siècle.
Marcus S. Crouch, critique pour Junior Bookshelf, au début des années 50.

Commencer ces Impressions par cette citation, que l’on peut trouver dans l’introduction du présent ouvrage, n’a rien d’anodin. Comme beaucoup j’ai lu Le Hobbit quand j’étais adolescente. On était encore au 20ème siècle, mais même en ce temps-là, notre bon Marcus avait déjà gagné son pari. Je ne l’avais cependant plus relu depuis près de 10 ans, lors d’une relecture … en anglais. La nouvelle édition des aventures de Bilbo arrivait donc à point nommé pour relire cette petite merveille de la littérature jeunesse, de celle qui plait autant aux petits qu’aux grands et qui traverse le temps et les contrées.

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Memories of Retrocity | Les secrets d’une ville hors de la réalité

Brèves impressions.

William Drum est flic. Après avoir vraiment déconné, il est exilé à Retrocity. Retrocity est une ville qui semble hors de la réalité, ne pas répondre aux lois humaines, ni aux lois naturelles d’ailleurs. Et pourtant c’est en train que William Drum y arrive…

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Les Maudits | Bienvenue au Parc des Chimères

Brèves impressions.

Elian Black Mor’ avait déjà commis une trilogie :  Sur la Piste des Dragons Oubliés, une des plus agréables découvertes que j’ai faite ces dernières années en matière de beaux dessins. Les Maudits est donc le premier tome du second cycle de ces aventures. Il peut cependant être lu de façon tout à fait indépendante du premier cycle. On y découvrira le Parc des Chimères, sorte de réserve naturelle dans Hyde Park où des créatures étranges sont venues chercher refuge.

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Arachnae | Déméler l’écheveau du Destin

Brèves impressions.

Arachnae est le premier tome de la trilogie de Charlotte Bousquet L’Archipel des Numinées. Les deux suivants sont Cytheriae et Matricia.

Dans la ville d’Arachnae, à la fois magnifique et sordide, des cadavres d’enfants, torturés et violés, sont retrouvés. Notre héroïne, Théodora, travaillera de concert avec le Capitaine Tigran Gracci pour mettre la main sur les coupables. Une enquête qui les mènera loin dans l’horreur … jusque dans les réunions aussi secrètes qu’horribles d’un culte démoniaque.

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Fahrenheit 451 | Un des livres les plus importants qui ait jamais été écrit

Impressions.

Sur le Cercle d’Atuan, le mois d’aout s’est révélé être un mois spécial Ray Bradbury : suite à son décès le 5 juin dernier, la plupart des propositions étaient des romans ou des recueils de nouvelles de l’auteur. Le choix des participants s’est tourné vers Les Chroniques Martiennes et Fahrenheit 451. Bien à propos, j’avais gagné le second à la fameuse loterie du club Présence d’Esprit aux Imaginales. Je me suis donc attelée à la relecture de ce monument, que j’avais découvert il y a fort longtemps.

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Wastburg | Mettez des bottes

Impressions.

Wastburg est une ville coincée sur un triangle de terre au milieu d’un fleuve. Sur chacune des rives du fleuve, un peuple : Les Waelmiens d’un côté ; les Loritains de l’autre, qui, après s’être longuement fait la guerre pour la possession du fleuve et de ses rives, ont convenu que chacun resterait de son côté.  Wastburg est ainsi devenu une sorte de no man’s land entre les deux.

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La Théorie des cordes | Ouvrir la Boîte de Pandore

Brèves impressions.

La Théorie des cordes est un thriller science-fictif écrit par José Carlos Somoza, paru chez Actes Sud, Babel pour l’édition poche. On y suit les aventures d’une physicienne au prise avec des forces qui la dépasse. Faut-il avoir un PHD en physique quantique pour se laisser happer par cette lecture ? Que nenni.

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La fille automate | Emiko

la fille automate paolo bacigalupi

Impressions.
Un crash énergétique a déstabilisé le monde tel que nous le connaissons : sans pétrole, l’homme se tourne vers une source énergétique inépuisable mais coûteuse : celle produite par l’effort humain ou animal et stocké sous forme de piles. Le crash n’est pas uniquement énergétique mais aussi alimentaire. Le monde est à la merci de compagnies biotechnologiques qui sont seules capables de fournir des produits qui peuvent résister aux virus en constante mutation : la cibiscose et la rouille vésiculeuse. La Thaïlande échappe à cet état, protégeant jalousement sa banque de semences des multinationales, comme elle protège sa cité sainte Krung Tep de l’inondation.

Il est difficile de voir la cité des êtres divins autrement que comme un désastre en devenir. Mais les Thaïs sont entêtés et se sont battus pour protéger de la noyade leur cité sainte de Krung Thep. A l’aide de pompes alimentées au charbon, du barrage et d’une fois profonde dans la conduite visionnaire de la dysnatie Chakri, ils sont jusqu’à présent parvenus à retenir ce qui a englouti New York et Rangoon, Mumbai et la Nouvelle-Orléans.

Dans ce background poussé et, malheureusement pour les générations à venir (et peut-être pour nous aussi déjà) fort réaliste, on suit l’histoire de différents personnages : Anderson, occidental aux dents longues qui travaille pour le compte d’une grosse multinationale et qui voit dans la banque de semences des Thaïs une mine d’or dont il faut s’emparer ; Hock Seng, contre-maître yellow-card (réfugié malais au statut particulièrement précaire) dans l’usine de piles gérée par Anderson ; Jaidee, capitaine des « chemises blanches », force du Ministère de l’Environnement qui terrorise la ville et accumule les pots-de-vin, ainsi que Kanya, son lieutenant. Et bien sûr Emiko, la fille automate, créée pour satisfaire les désirs des hommes. Abandonnée en Thaïlande par son maître japonais, elle se retrouve dans un bordel sordide où elle perd chaque jour sa dignité. Jusqu’à ce qu’on lui parle des automates qui vivent libres dans les montagnes.

Mizumi-sensei les a tous présenté à Misuko Jizo Bodhisattva, dont la compassion s’étend même au Nouveau Peuple, et qui les cachera dans ses manches après leur mort et les fera sortir de l’enfer des jouets génétiquement conçus pour les mener dans le véritable cycle de la vie. Le devoir de servir, l’honneur de servir avec pour toute récompense une vie prochaine, devenir totalement humains. Servir apporterait la plus grande des récompenses.

Je me suis retrouvée plongée de la première ligne à la dernière dans ce monde si réaliste, si « possible » en regard de ce qui se passe actuellement dans le nôtre, qu’il en devient terrifiant. Non seulement d’être un roman passionnant, La fille automate est un roman important, tant il est anticipatif. Et l’intrigue d’avancer, lentement vers ce qui est inéluctable lorsque l’envie et le profit grandit dans le cœur des hommes. On peut à peine croire qu’il s’agit d’un premier roman tant il est aboutit. Il mérite bien en tout cas la panoplie de prix qu’il a reçus. Je vous en conseille vivement l’acquisition ; ce petit pavé vous hantera encore longtemps après lecture.

La bagarre s’étend dans la rue. Emiko ramasse les ordures pour s’en recouvrir. Derrière elle, du verre se brise. Quelqu’un hurle. Elle
se recroqueville contre une caisse démantelée de ToutTemps, assemblant des détritus autour d’elle, des pelures de durian, le chanvre arraché d’un panier, des feuilles de bananier, n’importe quoi pour la cacher. Elle s’immobilise et se baisse quand les émeutiers pénètrent dans l’allée en hurlant. Partout où elle regarde, elle ne voit que des visages déformés par la haine.

POUR ALLER PLUS LOIN

Publié en 2009
2012 pour la traduction française aux éditions Au Diable Vauvert.
Traduit de l’anglais (USA) par Sara Doke
Titre original : The Windup Girl
595 pages.
Une interview de l’auteur.
Ce roman a reçu le Prix Hugo du meilleur roman, le Prix Locus du meilleur premier roman et le Prix John Wood Campbell Memorial en 2010.