10 autrices incontournables en SFFF

autrices incontournables sfff

A quoi pourrait ressembler une liste d’autrices incontournables en littérature de l’imaginaire ? Voici l’occasion de mettre en avant la richesse de nos genres préférés grâce au tag de Vert du blog Nevertwhere auquel je me suis empressée lentement de répondre.

Voici la consigne, telle que formulée par Vert :

Le principe est simple : présenter soit dix ouvrages écrits par des autrices et appartenant aux littératures de l’imaginaire (SF, fantasy, fantastique) soit dix autrices de littératures de l’imaginaire qui sont pour vous incontournables, quelle qu’en soit la raison.

Son appel se lit ici.

Si vous lisez ces lignes et n’avez pas encore répondu, considérez-vous comme tagué.e. Plus on est de fous plus on lit.

Il faut avouer que j’avais déjà, sans avoir à me forcer, 7 femmes dans ma Liste d’incontournables récents en SFFF d’il y a 2 ans. Je vais essayer d’éviter la redite, mais il y aura forcément des autrices en commun.

Pour ne pas faire de jalouses, les titres sont classés par ordre de parution en français et par ordre alphabétique de titre s’ils ont été publiés la même année.

Le môme en conserve, Christine Nöstingler (1985)

Vous ne vous y attendiez pas à celui-là, hein ? Moi non plus. C’est en parcourant ma bibliothèque que je me suis dit que ce livre était, en fait, de l’imaginaire (confirmé par sa présence sur NooSFere) et qu’il avait fortement marqué mon enfance.

L’histoire d’une femme un peu (beaucoup) déjantée, célibataire et sans enfant, en reçoit un par erreur et le gère à sa façon déjantée. Contient moult gros mots et situations subversives pour le plus grand plaisir des petits et grands.

Chroniques du pays des mères, Elisabeth Vonarburg (1999)

La réputation de ce livre le précède et c’est pourquoi je l’ai rattrapé récemment.

Chroniques du Pays des Mères est un grand livre. Un worldbuilding étonnant dont les différents aspects s’imbriquent si bien les uns dans les autres que s’en est ébouriffant de réalisme. Une écriture très fine dont la grammaire prend en compte l’organisation sociétale. Le récit d’une vie à la fois ordinaire et extraordinaire. Un renversement des perspectives qui fait réfléchir sur la place du genre dans nos sociétés.

La chronique complète.

La Créode et autres récits futurs, Joëlle Wintrebert (2009)

Chef d’œuvre de maitrise du format court abordant des thématiques passionnantes comme l’enfance, les rapports hommes/femmes, les relations avec des extraterrestres et diverses questions sociétales comme la guerre ou l’immortalité.

Il fait partie de ces titres un peu oublié que j’aimerais infiniment arriver à vous convaincre de lire. S’il y en a bien un qui mérite de figurer dans cette liste c’est donc bien celui-ci.

La chronique complète.

Je suis ton ombre, Morgane Caussarieu (2014)

Déjà présente dans ma liste d’incontournables récents, avec le même titre.

Morgane Caussarieu revisite le mythe du vampire pour la génération post-twilight, et ce n’est pas joli à voir. Son roman traite de l’enfance laissée pour compte, c’est crû, cruel et difficile à lâcher. On a honte. On adore. Prix Planète SF 2015

La chronique complète.

Fidèle à ton pas balancé, Sylvie Lainé (2016)

Les nouvelles de Sylvie Lainé sont variées, finement stylisées et traitent le plus souvent des relations entre les êtres. Les 26 textes qui composent le recueil sont globalement d’une excellente qualité et se lisent avec beaucoup de plaisir.

La chronique complète.

Mes vrais enfants, Jo Walton (2017)

Déjà présente dans ma liste d’incontournables récents, avec Morwenna. 

Mes vrais enfants est émotionnellement intense. Si la question des choix de vie à bifurcation me parle beaucoup personnellement, ce qui m’a vraiment touchée dans ce roman, c’est la narration et les personnages, plus vrais que nature, et le propos sur la condition des femmes et celle des homosexuels.

La chronique complète.

Au bal des absents, Catherine Dufour (2020)

Déjà présente dans ma liste d’incontournables récents, avec Outrage et rébellion.

Entre polar et récit de maison hantée, saupoudré de critique sociale, Au bal des absents est une lecture qui se dévore toute seule, grâce à sa protagoniste qui ne lâche rien et au style imparable de l’autrice, qui ne lâche rien non plus.

La chronique complète.

Les abysses, Rivers Solomon (2020)

Rivers Solomon est une auteurice non binaire. Je me permets de lae mettre dans cette liste car si le sens d’une telle liste est de donner plus de visibilité aux femmes autrices, elle peut aussi en donner aux auteurices non-binaires.

Les abysses raconte l’histoire de Yetu qui porte la mémoire de son peuple, descendant des femmes noires enceintes jetées par-dessus bord  des navires négriers et qui se sont adaptés à la vie dans les abysses.

Ce roman nous montre toute l’ambivalence qu’il y a à supporter et à transmettre une mémoire traumatique, la difficulté de la transmission collective et individuelle, la tentation de l’oubli et les dangers de l’hypermnésie. Ce roman parle aussi de la résilience d’un peuple et de réappropriation culturelle. Fort, poignant et original.

La chronique complète.

Un long voyage, Claire Duvivier (2020)

Premier roman parfaitement maîtrisé, Un long voyage tient toutes ses promesses dans une remarquable cohérence des personnages, des thématiques et du style employé. Une lecture à la fois douce et amère de l’Histoire racontée du point de vue de celui qui ne la fait pas.

La chronique complète.

Notre part de nuit, Mariana Enriquez (2021)

Notre part de nuit est un roman monstrueux tant par son contenu que par son contenant. Une lecture qu’on ne lâche pas, pris dans un tourbillon occulte et horrifique, familial et historique, inquiétant et bouleversant, entre amour et violence. Le roman se nourrit des références de son autrice, de la culture argentine et du fantastique horrifique. Un pavé qui se pose là, juste à côté des grands maître du genre.

Futur prix Planète SF 2022 ? 😀

La chronique complète.

En guise de conclusion

Un constat : vous aurez pu remarquer que malgré l’absence de contrainte temporelle, ma liste contient des titres somme toute assez récents. Et pour cause : l’une des problématiques actuelle concernant la visibilité des autrices est d’arriver à rendre visible celles qui ont fait la SF plus ancienne. C’est en train de changer, timidement, on commence à voir des rééditions de vieux machins écrits par des femmes, maintenant il me faut les lire. 

Je voudrais découvrir plus : Elisabeth Vonarburg, Ursula K. LeGuin (reprendre depuis le début en fait), Lisa Tutle, Nina Allan, Anne Rice, Mélanie Fazi, NK Jemisin, Nnedi Okorafor, Nancy Kress, Becky Chambers, et plein d’autres.

Je voudrais découvrir tout court : Octavia Butler, Katherine L. Moore, Anne McCaffrey, Tanith Lee, Shirley Jackson, Sofia Samatar, et pleine d’autres.

28 commentaires sur « 10 autrices incontournables en SFFF »

    1. Pas relu depuis au moins 20 ans si pas plus, j’espère que ça tient toujours la route, mais j’adorais tellement ce livre quand j’étais gamine.
      J’espère que tu pourras le lire. Je le relirai un jour je pense.
      En effet, ça n’aie pas beaucoup les wishlists, hihi

      Aimé par 1 personne

  1. Y’a une coquille rigolote sur le titre du livre de Sylvie Lainé (enfin moi ça me fait rigoler 😆)
    Jolie liste, c’est marrant on a les mêmes autrices à découvrir (exception faite de Anne McCaffrey et Tanith Lee que j’ai déjà beaucoup lues)

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    1. Ha oui en effet XD Toute rigolote qu’elle était je l’ai corrigée :p
      Cette liste est certainement loin d’être exhaustive c’est celles qui me sont venues en tête le plus vite, sans doute influencée par quelques listes que j’ai lues ^^

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  2. Vu que c’est le seul livre qui n’a pas son billet, tu vas être obligée de relire et chroniquer « Le môme en conserve ». 😇
    *note « La Créode » au marqueur rouge dans son esprit*

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  3. Je crois que Le môme en conserve va faire des heureux. Il est en bibliothèque et du coup je note cette autrice avec la série des”Mimi”: Mimi a un nouveau grand-père,Mimi et Max le chat et Quelqu’un(sur l’errance d’un monsieur qui n’a pas de nom. ) Grand merci pour cette suggestion. Ce sont des romans faussement naïfs, même les adultes peuvent les lire.
    Pour le reste Mariana Enriquez,Jo Walton,Catherine Dufour ,très bien.C’est noté pour les autres.

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    1. Je ne connais pas du tout les Mini, juste un autre livre qu’ion nous avait fait lire au collège et que j’avais pas trouvé dingue (je lisais déjà des romans adultes à ce moment-là). et dont je ne me rappelle plus du titre. Mais le môme en conserve c’est une perle, en tout cas dans mon souvenir.
      Bonnes découvertes !

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  4. Il y a quelques noms que je n’ai jamais lu dans ta liste, je me les note 😊 Catherine dufour ça fait un moment que je veux tester. J’ai pas réussi à la voir aux ima d’automne mais je m’étais déjà noté de craquer si je pouvais chopper une dédicace 🙂

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  5. Une liste qui me fait découvrir plein d’autrices et de titres.
    J’ai vu souvent passer Morgane Caussarieu et Catherine Dufour, que je ne connais pas encore, je note les titres que tu mentionnes !
    Notre part de nuit est dans ma PaL, je le lirai… un jour ^^
    sinon dans mes autrices à découvrir j’ai Tanith Lee aussi, prévue en août, et Le Guin, dont je suis en train de lire le cycle Terremer ce mois-ci.

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  6. Que de bonnes idées de lecture 🙂
    J’en ai lu 2, Chroniques du pays des mères et Mes vrais en enfants. Je me note La Creode et de poursuivre les nouvelles de Sylvie Lainé, dont j’ai déjà lu et apprécié certaines nouvelles. Notre part de nuit est intrigant, mais comme toujours le côté horrifique m’attire et m’effraie à la fois 😅 d’ailleurs trois romans de ta sélection tendent vers ce genre 😱
    Tu remarqueras que je suis aussi adepte de l’empressement lent ou de la lenteur empressée pour commenter 😁 beaucoup aimé ton expression ^^ Tout comme « plus on est de fous plus on lit » 👍👍

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    1. Notre part de nuit est surtout un pavé, ce n’est peut être pas la meilleure porte d’entrée pour se mettre au fantastique.
      Tiens oui c’est vrai. Mais en fait j’adore le fantastique qu’il soit franchement horrifique ou pas. J’en ai lu pas mal ado (dont King) et puis j’ai un perdu le truc de vue mais j’aimerais vraiment m’y remettre davantage.
      L’empressement lent c’est le bien. Hihi, j’aime bien aussi :p

      Aimé par 1 personne

  7. Bon, il faut vraiment que j’essaye de lire Notre part de nuit, c’est ça? 😄
    Jolie liste!
    Bon j’ai entamé Chroniques du pays des mères le mois dernier et abandonné au bout de cinq pages, je n’avais pas du tout le cerveau à ça ^^ Je retente pendant mes prochaines vacances, ce mois-ci!

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